Réduire la fracture numérique pour réussir notre développement!

La Côte d’Ivoire s’est engagée dans un plan de développement qui a l’ambition de conduire notre pays à l’émergence à l’horizon 2020. Notre pays bénéficiera alors d’une base industrielle solide, axée sur la transformation de matière première.

Le PND 2016-2020 affiche clairement notre volonté et notre capacité à développer la Côte d’ivoire. L’objectif est de consolider le secteur secondaire et nous y parviendrons en améliorant les secteurs liés. L’économie numérique en fait partie. Si nous voulons aujourd’hui gagner en productivité et en compétitivité, nous devons améliorer nos processus. Cela passe obligatoirement par une automatisation et une optimisation qui se base notamment sur le numérique. Pour répondre à nos défis d’infrastructures qui coûtent chaque année plus de 23 420 milliards de FCFA aux entreprises africaines. Pour fournir des solutions d’amélioration des systèmes de nos entreprises. La Côte d’Ivoire figure au rang de 88ème sur 143 en matière de capacité d’innovation, selon le Network Readiness Index du Forum Economique Mondial. Ce classement qui évalue la maturité numérique de chaque pays dans le monde nous prouve, s’il le fallait, que nous pouvons encore mieux faire dans le domaine numérique. Cela bénéficiera directement aux autres secteurs de l’activité et nous aidera à atteindre nos objectifs de développement.

En tant que Ministre du Commerce, je me dois de souligner ces opportunités pour la croissance des entreprises ivoiriennes, les PME en tête. Pour libérer tout le potentiel de la Côte d’Ivoire, nous adressons le défi de la fracture numérique. Selon son âge et son lieu de résidence, l’accès au numérique est inégal dans l’ensemble du pays.Si 75% des jeunes de 18 à 24 ans ont accès à un ordinateur, il n’en est pas de même pour le reste de la population. Les populations dans les zones rurales ont également un accès plus limité.

Pour y remédier l’Etat dispose plusieurs outils. Deux de ceux auxquels je crois profondément sont les politiques d’aménagement du territoire et l’éducation. En introduisant dès l’année 2011 l’enseignement de l’informatique à l’école, le gouvernement a démontré sa détermination. L’année dernière, nous avons réaffirmé cet engagement avec projet « Un citoyen, un ordinateur plus une connexion internet ». Ce projet va permettre à 500 000 foyers et ménages Ivoiriens de s’équiper en ordinateur portable et de d’avoir accès à une connexion internet. C’est par ces actions concrètes que nous familiariserons et formerons tous les Ivoiriens au numérique.

Concernant l’aménagement du territoire, je suis d’avis que les pouvoirs publics doivent, par leurs actions, créer de la valeur ajoutée dans les zones les plus défavorisées. Pour cela, les interactions voire le partenariat entre le public et le privé jouent un rôle capital. Ce dernier sert à la création d’un environnement favorable.

C’est par la multiplication de pôles d ‘excellence thématiques alliant des industries de pointe, des universités, des PME et start-up que nous créerons un dynamisme économique. Cette dernière profitera aux communautés avoisinantes. Les jeunes trouveront des solutions près de chez eux, pour l‘éducation et l’emplois. Cette jeunesse créera à son tour encore plus de richesses.

Ce cercle vertueux à toute sa place dans le développement de la Côte d’Ivoire. Il doit être impulsé par le secteur public à travers la législation sécurisant donnant de la flexibilité aux entrepreneurs et de la sécurité à la population, notamment en matière de protection des données personnelles. La mutation sera accompagnée par des réformes pour moderniser l’action de l’Etat et par des incitations aux entreprises pour s’installer dans différentes régions identifiées. Enfin, l’État doit initier des actions pour faire progresser les infrastructures numériques.

Fort heureusement, le gouvernement sous le leadership de SEM le Président Alassane Ouattara a entamé ces chantiers. Par exemple, le nombre d’Ivoiriens ayant accès à internet a plus que triplé depuis 2012. Nous devons intensifier nos efforts pour réduire la fracture numérique en Côte d’Ivoire et ainsi réussir un développement inclusif et durable.

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