Eradiquons le trafic de médicaments sur le territoire national!

Je souhaite aujourd’hui attirer votre attention sur un phénomène particulièrement inquiétant en Côte d’Ivoire : le trafic de médicaments. J’invite chacun d’entre vous à être vigilant sur le sujet : confier sa santé à des trafiquants de rue peut avoir des conséquences néfastes !

Nous sommes dans un pays où les pharmacies ne manquent pas et qui sont gérées par des professionnels de santé compétents.

Les médicaments vendus dans la rue sont peut-être moins chers mais pour une seule raison : ils ne sont pas fiables ! La corruption est un mal qui touche notre pays, mais la corruption sanitaire est un trafic mortifère et particulièrement dangereux pour la population ! Notre santé est notre priorité, ne jouons pas avec le feu !

Le Ministère de la Santé a déjà mis en place des campagnes de sensibilisation auprès des Ivoiriens. Mais il y a encore trop de méconnaissance sur ce trafic sous-terrain et de ses conséquences qui ne sont pas anodines : augmentation du taux de morbidité et de mortalité, perte de près de 30 milliards de FCFA par le secteur légal de distribution, baisse de la productivité des populations et augmentation des dépenses de l’Etat dans le domaine de la santé !
Mais pire encore, à cause de la chimiorésistance de certaines maladies, ce trafic aggrave l’insuffisance rénale, les troubles cardiaques et la perforation des intestins notamment.

Afin de renforcer notre combat, le Comité National de Lutte contre le trafic illicite et la contrefaçon de médicaments a été créé en Juin 2014.

Ce dernier a pour vocation d’éradiquer de manière drastique ce trafic. Tous les moyens sont mis à disposition pour la réalisation de cette mission qui porte autant sur la sensibilisation que la répression. Nous avons un unique mot d’ordre : tolérance 0. Ce fléau est beaucoup trop dangereux et mortel pour accepter la moindre indulgence !

Un grand travail reste encore à effectuer dans ce domaine, mais nous légiférons et sécurisons peu à peu l’environnement sanitaire !

Nous devons intensifier les opérations de grande envergure à l’instar de « porc-épic » en mai 2014 qui a mobilisé 1500 agents de police, de la douane, de la gendarmerie, des FRCI et de l’ONUCI. Cette dernière s’est soldée par l’interpellation de 26 individus et la saisie de 176,6 tonnes de produits pharmaceutiques prohibés. Les services des douanes ont également arrêté un camion contenant 5,7 tonnes des mêmes produits à Man. Je tiens féliciter toutes les équipes mobilisées pour éradiquer ce trafic et à les encourager pour accentuer ce combat ! Notre détermination commune est sans appel : faire en sorte que les médicaments illicites et frauduleux disparaissent de la Côte d’Ivoire !

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