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L’intégration régionale est une chance pour la Côte d’Ivoire! 

Le 1er Juillet 2016, en tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, j’ai été invité à participer à une rencontre organisée par Afrique Développement et la Société ivoirienne de banque. Cette dernière portait sur le « Commerce intra-africain : leviers d’accélération de l’intégration régionale ».

L’intégration régionale puis l’intégration continentale sont des piliers de développement importants. En facilitant les échanges entre pays africains, nous augmentons les opportunités de développement des entreprises. C’est également un facteur de création de richesses et d’emplois dans nos économies. Pour la Côte d’Ivoire, l’intégration régionale est un enjeu capital tant l’Afrique de l’ouest offre un potentiel énorme.

Pour créer une intégration régionale solide, les États se doivent de travailler sur cinq principaux axes : l’intégration commerciale, l’intégration financière et économique, l’intégration productive, la libre circulation des personnes et les infrastructures régionales.

Dans chacun des axes, la Côte d’Ivoire possède de véritables atouts. Notre rôle en tant que pouvoir public est de capitaliser sur ces forces pour permettre à nos entreprises de s’implanter dans toute la région.

Pour cela, nous devons développer les infrastructures régionales. C’est le cas du corridor Abidjan-Lagos. Cet axe est le plus important d’Afrique de l’ouest. Il concentre 75 % des activités économiques de la région et abrite plus de 35 millions de personnes. Entre Abidjan et Lagos, nous trouvons également 5 capitales économiques et 5 ports qui servent de point d’entrée pour l’arrière-pays de notre région.

Il est aisément compréhensible que le développement cohérent et stratégique du corridor Abidjan-Lagos peut développer un potentiel socio-économique immense. Ce qui est aujourd’hui un couloir commercial et logistique doit aussi devenir un axe de développement humain qui rayonnera sur l’ensemble région. Pour cela, nous devons accomplir le projet d’autoroute sur les 1 022 km allant d’Abidjan à Lagos. L’autoroute reliant Abidjan à Grand-Bassam ouverte dont nous allons bientôt fêter le premier anniversaire est la première partie du projet.

L’exemple du corridor Abidjan-Lagos pose également la question de la libre circulation des biens et des personnes, autre point important pour arriver à une intégration régionale réussie. Chaque année plus de 47 millions de personnes emprunte le corridor Abidjan-Lagos. Tout en garantissant la liberté de mouvement, nous devons assurer l’intégrité physique des personnes et des biens ainsi que la sécurité sanitaire. La dernière crise d’Ebola nous a démontré qu’il était nécessaire de développer des plans de gestion des risques sanitaires. Il est également important de rappeler que les populations frontalières sont davantage victimes du VIH. Cette situation ne peut pas perdurer. Pour cela, nous devons consolider les mécanismes de collaboration entre nos différents pays. Nous devons formuler une réponse commune à ces fléaux.

IMG_2844Enfin, en tant que Ministre du Commerce, je voudrais rappeler la nécessité de travailler pour une meilleure intégration commerciale. Pour ce, nous devons lever les barrières physiques et non tarifaires qui pèsent pour près de 70% du coût de revient des marchandises.

En orientant les efforts de chaque pays vers une amélioration de l’environnement, nous serons en mesure de transformer le corridor Abidjan-Lagos en zone de création de richesse inclusive. Cette richesse permettra un développement pérenne des autres espaces géographiques grâce à une politique d’aménagement du territoire, aussi bien nationale que régionale.

L’intégration régionale nous offre des opportunités de développement pérenne. J’y crois personnellement, et j’amènerai mon pays mais aussi la région dans cette direction !


L’épreuve de la lutte contre la corruption est l’affaire de tous!

Je déplore qu’un fléau comme la corruption continue à mettre à mal notre économie. Au regard des études menées sur le terrain et des rapports publiés par des structures nationales et internationales la corruption entrave notre développement. La corruption est un mal sournois et polymorphe. Nous faisons trop souvent référence au détournements de fonds et au pot de vin alors qu’il y a de nombreuses autres formes. Je pourrais citer le népotisme ou le blanchiment d’agent. Tout cela sont des formes de corruption.

Nous devons lutter pour faire disparaître ces agissements de la Côte d’Ivoire. En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je sais parfaitement que les victimes de la corruption sont les commerçants et les consommateurs. Pendant trop longtemps, nous avons payé le prix cher. Cela doit prendre fin.

Cela passera par la volonté politique et par la prise de conscience de la population. Notre société doit comprendre l’importance de briser la chaine de la corruption. Nous devons avoir le courage d’être celui qui refuse de perpétuer cette culture néfaste. J’ai bien conscience de la difficulté d’être la personne en rupture. Il est même possible d’être stigmatisé ou marginalisé par le plus grand nombre, sur notre lieu de travail voire la société. Une double peine pour une personne qui lutte pour le bien et l’éthique. Pourtant je voudrais vous rassurer. En brisant la chaine de la corruption, chaque citoyen pourra compter sur mon soutien et sur celui des plus hautes autorités de l’Etat, le Chef de l’Etat en tête. Le message est clair. Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.

S.E.M le Président Alassane Dramane Ouattara, dès sa prise de fonction, a fait de la lutte contre la corruption une des priorités de sa gouvernance. En cela, nous devons tous saluer son courage. C’est en effet indispensable pour atteindre nos objectifs de développement et créer une cohésion sociale solide. Des mesures ont ainsi été prises par le gouvernement pour relever les nombreux défis comme le décret anti-corruption de 2013 ou la mise en place de nouveaux services de lutte contre la corruption : la Brigade de Lutte contre la Corruption (2012), la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (2014) et l’Unité de Lutte contre le Racket (2014), destinée à mettre fin au racket au niveau des barrages routiers. Ces réformes ont déjà commencé à donner des résultats et à changer la culture. La Côte d’Ivoire est passée de la 136e à la 107e place dans le classement Transparency International. Nous progressons, il faut continuer !

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En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je voudrais rendre hommage à M. le Premier ministre Seydou Diarra, un homme d’une éthique exceptionnel. À la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance son travail est exemplaire. Il doit nous inspirer à prendre les bonnes décisions pour l’intérêt général.

Je voudrais également encourager tous les héros du quotidien qui luttent contre la corruption. Le Gouvernement est là pour vous accompagner et porter la population ivoirienne jusqu’à cette émergence que nous espérons tous. Ne laissons pas la corruption entraver notre avenir. JLB


Réduire la fracture numérique pour réussir notre développement! 

La Côte d’Ivoire s’est engagée dans un plan de développement qui a l’ambition de conduire notre pays à l’émergence à l’horizon 2020. Notre pays bénéficiera alors d’une base industrielle solide, axée sur la transformation de matière première.

Le PND 2016-2020 affiche clairement notre volonté et notre capacité à développer la Côte d’ivoire. L’objectif est de consolider le secteur secondaire et nous y parviendrons en améliorant les secteurs liés. L’économie numérique en fait partie. Si nous voulons aujourd’hui gagner en productivité et en compétitivité, nous devons améliorer nos processus. Cela passe obligatoirement par une automatisation et une optimisation qui se base notamment sur le numérique. Pour répondre à nos défis d’infrastructures qui coûtent chaque aIMG_5416nnée plus de 23 420 milliards de FCFA aux entreprises africaines. Pour fournir des solutions d’amélioration des systèmes de nos entreprises. La Côte d’Ivoire figure au rang de 88ème sur 143 en matière de capacité d’innovation, selon le Network Readiness Index du Forum Economique Mondial. Ce classement qui évalue la maturité numérique de chaque pays dans le monde nous prouve, s’il le fallait, que nous pouvons encore mieux faire dans le domaine numérique. Cela bénéficiera directement aux autres secteurs de l’activité et nous aidera à atteindre nos objectifs de développement.

En tant que Ministre du Commerce, je me dois de souligner ces opportunités pour la croissance des entreprises ivoiriennes, les PME en tête. Pour libérer tout le potentiel de la Côte d’Ivoire, nous adressons le défi de la fracture numérique. Selon son âge et son lieu de résidence, l’accès au numérique est inégal dans l’ensemble du pays.Si 75% des jeunes de 18 à 24 ans ont accès à un ordinateur, il n’en est pas de même pour le reste de la population. Les populations dans les zones rurales ont également un accès plus limité.

Pour y remédier l’Etat dispose plusieurs outils. Deux de ceux auxquels je crois profondément sont les politiques d’aménagement du territoire et l’éducation. En introduisant dès l’année 2011 l’enseignement de l’informatique à l’école, le gouvernement a démontré sa détermination. L’année dernière, nous avons réaffirmé cet engagement avec projet « Un citoyen, un ordinateur plus une connexion internet ». Ce projet va permettre à 500 000 foyers et ménages Ivoiriens de s’équiper en ordinateur portable et de d’avoir accès à une connexion internet. C’est par ces actions concrètes que nous familiariserons et formerons tous les Ivoiriens au numérique.

Concernant l’aménagement du territoire, je suis d’avis que les pouvoirs publics doivent, par leurs actions, créer de la valeur ajoutée dans les zones les plus défavorisées. Pour cela, les interactions voire le partenariat entre le public et le privé jouent un rôle capital. Ce dernier sert à la création d’un environnement favorable. C’est par la multiplication de pôles d ‘excellence thématiques alliant des industries de pointe, des universités, des PME et start-up que nous créerons un dynamisme économique. Cette dernière profitera aux communautés avoisinantes. Les jeunes trouveront des solutions près de chez eux, pour l‘éducation et l’emplois. Cette jeunesse créera à son tour encore plus de richesses.

Ce cercle vertueux à toute sa place dans le développement de la Côte d’Ivoire. Il doit être impulsé par le secteur public à travers la législation sécurisant donnant de la flexibilité aux entrepreneurs et de la sécurité à la population, notamment en matière de protection des données personnelles. La mutation sera accompagnée par des réformes pour moderniser l’action de l’Etat et par des incitations aux entreprises pour s’installer dans différentes régions identifiées. Enfin, l’État doit initier des actions pour faire progresser les infrastructures numériques.

Fort heureusement, le gouvernement sous le leadership de SEM le Président Alassane Ouattara a entamé ces chantiers. Par exemple, le nombre d’Ivoiriens ayant accès à internet a plus que triplé depuis 2012. Nous devons intensifier nos efforts pour réduire la fracture numérique en Côte d’Ivoire et ainsi réussir un développement inclusif et durable.


La concurrence est essentielle pour lutter contre la vie chère! 

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La concurrence est bénéfique pour le développement économique d’une nation. Elle a un effet de levier important sur les marchés des biens et des services. Une politique de la concurrence devient alors essentielle, aussi bien pour les entreprises que pour les consommateurs. En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire je mets un point d’honneur à ce que cela soit appliqué en Côte d’Ivoire de manière loyale afin que chaque acteur puisse en récolter les fruits.

Une concurrence loyale contribue à stimuler l’innovation et le développement des entreprises. Mais ce ne sont pas les seuls avantages ! En effet, les consommateurs profitent d’un choix de biens et de services plus larges, à des prix intéressants. Au-delà, la concurrence déclenche un cycle vertueux.

Grâce à l’innovation durable, le prix des produits connaît une baisse. Nous en avons l ‘exemple avec les téléphones portables. Le smartphone qui, il y a quelques années était réservé à une élite, est aujourd’hui accessible au plus grand nombre avec des modèles pouvant aller jusqu’à 40 000 FCFA.

Le consommateur gagne ainsi en pouvoir d’achat et améliore ses conditions de vie en accédant à toute une nouvelle gamme de produits. Cet accroissement de la consommation profite au pays par une augmentation de la richesse créée et de la demande. Ce qui, in fine, contribue à la création d’emplois pour combler la demande du marché.

Vous l’aurez compris, sur un marché concurrentiel, les prix sont tirés vers le bas. Nous devons, en Côte d’Ivoire, inciter des entreprises d’un même secteur à s’implanter afin de permettre aux Ivoiriens de profiter d’un maximum de biens et services à des prix abordables.

J’attache une importance particulière à la concurrence car elle est directement liée à mon combat majeur : la lutte contre la vie chère !

En 2013, nous avons fait voter au sein de mon Ministère, la loi sur la Concurrence. Cela a engendré un renforcement du dispositif de contrôle et de répression, de sorte à préserver non seulement le consommateur mais aussi se mettre à jour par rapport aux normes communautaires ! Nous avons également mis en place la Commission de la Concurrence et de la lutte contre la vie chère. Oui, je veux me battre contre les abus de positions dominantes au sein de la Côte d’Ivoire!

J’ai reçu la semaine dernière, au sein du Ministère du Commerce, le Conseil des consommateurs du District d’Abidjan. Comme je l’ai indiqué à cette occasion, j’invite les associations de consommateurs, par leurs actions, à sensibiliser les commerçants et les consommateurs sur les avantages de la concurrence et la nécessité de soutenir les réformes en cours.

Nous sommes sur la bonne voie et nous avons accompli un long chemin vers la Côte d’Ivoire que nous voulons et que nous méritons. Il reste encore des réformes à mettre en place, et je ne laisserai pas de côté ce combat !


Pour le développement de l’excellence éducative en Côte d’Ivoire!

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, le taux d’alphabétisation n’est que de 45%. Lorsque nous prenons la population féminine, le taux chute jusqu’à 36%. Cette situation dramatique s’explique notamment par la faible fréquentation des filles à l’école primaire. Heureusement, la fréquentation scolaire des filles s’est beaucoup améliorée et nous allons connaître une nette amélioration dans les prochaines générations. La décision du Président de la République de rendre l’école obligatoire est également une décision historique et décisive. Après avoir affirmé le rôle capital de l’éducation, surtout dès le plus jeune âge, le gouvernement a joint les actes à la parole. Nous ne voulons plus connaître une telle disparité sociétale.

L’éducation est à la base du développement inclusif et durable d’une nation. Mon souhait le plus cher, que je partage avec l’ensemble des Ivoiriens, est de voir une Côte d’Ivoire dans laquelle chaque élève a toutes ses chances d’aller au bout de ses ambitions.

Cette égalité des chances doit se faire indépendamment des difficultés scolaires que peuvent rencontrer les jeunes. Ce n’est pas parce qu’un jeune n’a pas des bonnes appréciations à l’école qu’il ne possède pas des qualités, qu’elles soient créatives, artistiques ou sportives.

Il est important que nous puissions bâtir une école ivoirienne au service de l’excellence. Dès le jeune âge, nous devons éradiquer l’analphabétisme. Nous sommes en bonne voie pour parvenir à cet objectif car près de 80% des moins de 14 ans sont aujourd’hui scolarisés en côte d’Ivoire. A ce jeune âge, en plus d’apprendre des bases solides et français et en mathématiques, les Ivoiriens doivent acquérir des valeurs qui feront d’eux des adultes et des citoyens accomplis. Cela passe par le civisme, la tolérance, la solidarité, l’ouverture d’esprit, la détermination, pour ne citer qu’elles.

Si l’école est essentielle car elle apporte un cadre éthique, une rigueur intellectuelle, ce n’est pas la seule manière de construire son avenir. En effet, en permettant à chaque individu d’apprendre à travers des activités diverses et des programmes éducatifs spécialisés, nous ouvrons ainsi des perspectives et des ambitions professionnelles insoupçonnées.

Nous devons repenser autrement notre système éducatif afin que ce dernier soit créateur de destinées extraordinaires. L’école ivoirienne doit être une révélatrice de talents.

Pour ça, il est donc essentiel d’insuffler à chaque jeune l’excellence, quel que soit son âge.

IMG_3266Des programmes d’éducation variés et novateurs sont indispensables afin de répondre aux besoins actuels. Nous devons oser l’éducation non formelle qui permet d’apprendre différemment. Cette dernière offre aussi l’avantage d’être très pragmatique puisqu’elle est sur le terrain et au cœur du milieu de vie.

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je promeus cette vision globale et inclusive. En permettant à la jeunesse d’incarner le dynamisme, le créativité et l’excellence nous serons en mesure de trouver des solutions endogènes à nos défis.

Ecoles de la seconde chance, programmes éducatifs alliant éducation fondamentale et les différentes formes de formations professionnelles : voilà ce sur quoi nous devons travailler afin de revitaliser l’éducation en Côte d’Ivoire !


L’accès aux TIC est un facteur clé de développement économique

Les TIC font désormais parties de notre langage courant et se sont pleinement intégrées dans notre quotidien. Nous ne pouvons plus nous en passer et envisager un futur sans téléphone, ordinateur, internet et les nombreux autres outils appartenant aux technologies de l’information et de la communication. Néanmoins, les TIC sont encore trop peu exploitées en Côte d’Ivoire alors qu’elles offrent un superbe potentiel pour la croissance ! Moins de 10% des entreprises manufacturières utilisent internet alors que la part est deux fois plus importante au sein des entreprises de service.

Engagement1_1C’est indéniable, internet constitue une base de développement pour notre économie. Grâce à une intégration numérique, les entreprises ont la possibilité d’accroitre leurs marchés tout en optimisant leurs systèmes et processus. Cela augmente la compétitive et la création de richesse. D’ici 2025, Internet devrait contribuer à 10% du PIB africain, soit l’équivalent de 176 mille milliards de FCFA. Le marché du e-commerce devrait quant à lui généré plus de 44 mille milliards de FCFA en Afrique. Les entreprises Ivoiriennes ne peuvent pas ignorer ces opportunités.

Une meilleure utilisation d’internet requiert néanmoins une réduction de l’alphabétisation informatique. En effet, je suis conscient qu’une grande partie de la population de notre pays ne sache pas utiliser ces outils.

C’est la raison pour laquelle la formation est essentielle et j’encourage sur ce domaine les nombreux entrepreneurs et associations qui voient peu à peu le jour en Côte d’Ivoire et qui offrent la possibilité de former les Ivoiriens. Il est de notre devoir, et en tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire j’y tiens particulièrement, de privilégier les projets visant à réduire la fracture numérique dans notre pays.

Cela passe bien évidemment par l’intégration de l’enseignement numérique dans nos programmes scolaire, l’installation d’infrastructures permettant d’avoir un réseau efficace et la mise en place d’un cadre légal adapté aux outils numériques et à leur utilisation. Je tiens à souligner l’importance de veiller à une égalité dans l’ensemble de notre territoire. Les zones rurales ne doivent pas être les grands oubliées de la révolution numérique alors que nous connaissons les bienfaits des TIC dans le développement rural. Il nous faut accompagner la mise en place de cyber-centres communautaires dans les milieux ruraux de politiques publiques volontaristes et inclusives.

Je profite de cet article pour avertir les Ivoiriens sur les dangers de la cybercriminalité. Nous devons être particulièrement exigeants sur ce domaine et veiller à protéger nos données personnelles qui circulent sur la toile.

Dernièrement, des lois ont été votées en ce sens, afin de sanctionner ces pratiques frauduleuses ! Protégeons les utilisateurs pour une utilisation moins risquée des TIC !

C’est donc un secteur qui a un bel avenir devant lui en Côte d’Ivoire, le gouvernement en a pleinement conscience et met tout en œuvre pour permettre à chacun d’accéder à ce réseau et de bénéficier des opportunités générées par les nouvelles technologies.


Mon combat contre la vie chère en Côte d’Ivoire

AO2Y8619La lutte contre la vie chère est un de mes principaux combats. Pourquoi cela me tient tant à cœur ? Simplement parce que le bien être des Ivoiriens est essentiel pour le développement du pays et que près de 80% de ces derniers partage ma préoccupation. Si notre population n’a pas les moyens de répondre à ses besoins vitaux, nous ne pourrons jamais grandir dans un climat social profitable à tous.

La Côte d’Ivoire a vécu d’importantes crises qui ont eu de lourdes conséquences sur le pouvoir d’achat des Ivoiriens et l’augmentation de la pauvreté. Certes, notre pays connaît désormais une croissance économique exponentielle mais nous devons rester vigilants quant à la possibilité pour les Ivoiriens d’avoir accès aux biens de consommation courante.

Mon Ministère et moi-même prenons ce problème à bras le corps : nous avons engagé une série d’actions et de mesures visant à pallier l’augmentation de la pauvreté en Côte d’Ivoire. En Septembre 2013, nous avons créé la Commission de la Concurrence et de la Lutte contre la Vie Chère dont l’objectif principal est de contrôler les ententes anticoncurrentielles entre entreprises et les abus de position dominante.

Récemment, nous avons intensifié les contrôles pour lutter contre les fraudes et lancé la campagne de vérification des instruments de mesure. Egalement, en juin dernier, j’ai eu l’occasion de présenter aux consommateurs le site econso.club, premier comparateur ivoirien pour lutter contre la vie chère.

Je vous invite tous à utiliser cette plateforme particulièrement efficace et favorisant la transparence. C’est un outil indispensable qui contribuera à une baisse significative des prix dans différents secteurs grâce à la comparaison immédiate des prix pratiqués par les différents points de vente au sein d’un même secteur. Je fonde beaucoup d’espoir sur ce nouvel outil, d’une grande utilité aux consommateurs ivoiriens !

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, ma mission est de protéger non seulement les consommateurs contre les abus mais également les commerçants afin de leur permettre de se développer dans un climat sain et serein. La concurrence permet de réguler le commerce et j’accorde une grande importance à l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché.

Tout cela va stimuler notre économie en tirant les prix vers le bas tout en offrant aux Ivoiriens des produits de consommation courante de qualité. Le Code de la concurrence va permettre de mieux défendre les intérêts des consommateurs et de multiplier le contrôle des prix pour réprimander les fraudes.

La Côte d’Ivoire connait une croissance phénoménale : de nombreuses entreprises viennent s’installer sur notre territoire, de nouvelles infrastructures prennent peu à peu place dans le paysage ivoirien, nos exportations ne cessent de croître, notre production agricole augmente. Tout cela va peu à peu favoriser une hausse du pouvoir d’achat et l’émergence d’une classe moyenne !

Je veux aider les consommateurs et les commerçants et répondre à leurs problématiques quotidiennes. C’est ma priorité et je me consacrerai à cette mission qui m’a été confiée par S.E.M le Président de la République de Côte d’Ivoire. Vous pouvez compter sur moi.


Un partenariat entre les entreprises et l’université, une clé pour l’emploi des jeunes! 

Le développement de la Côte d’Ivoire ne pourra se faire sans le développement des Ivoiriens, c’est une certitude. Nous avons besoin de la valeur ajoutée de chacun d’entre vous pour atteindre notre objectif d’émergence à horizon 2020.

Mais il est pour cela primordial de répondre à deux problématiques : les chercheurs d’emplois ne trouvent pas les postes qui leur conviennent et les entreprises ne trouvent pas les profils qui les intéressent. En effet, il existe actuellement un écart trop important entre l’offre et la demande sur le marché du travail.

Pour pallier ce décalage, nous devons nous intéresser de plus près à la formation des jeunes Ivoiriens. La Côte d’Ivoire doit accroitre le développement d’universités d’excellence qui répondent au besoin de l’entreprise et sont capable de préparer la société de demain. Evidemment, nous parviendrons à assurer la qualité de l’enseignement si nous garantissons la formation et la carrière d’un personnel enseignant qualifié. Mais cela ne s’arrête pas là. Nous poursuivre les investissements massifs dans les infrastructures et les équipements éducatifs sur la totalité de notre territoire, et en particulier en milieu rural et dans l’enseignement technique.

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire un autre aspect me tient à cœur. A l’heure actuelle, de nombreuses entreprises ne trouvent pas les profils de jeunes diplômés qu’ils recherchent. Cela n’est pas normal. Nous devons donc nous assurer que les compétences acquises par étudiants répondent concrètement aux besoins des entreprises. Il est nécessaire de multiplier les centres d’excellence et de diversifier les méthodes d’apprentissage (formation pour les adultes, réorientation professionnelle, etc.).

J’invite également les entreprises à devenir de véritables actrices dans le domaine de la formation en Côte d’Ivoire à travers les stages et l’apprentissage professionnel. Les entreprises devraient même aller plus loin et collaborer avec le monde académique pour former des cursus professionnels. Ainsi, les entreprises pourraient investir dans ces formations pour améliorer les conditions d’enseignement et s’assurer une main d’ouvre compétente et créative.

Enfin, je suis également d’avis d’encourager le retour et l’engagement de la diaspora ivoirienne. Le capital humain de cette dernière représente un levier important pour le développement économique de notre pays. Avec un fort taux d’emploi, la diaspora dispose donc de compétences valorisantes sur le marché du travail et cela serait extrêmement bénéfique à la Côte d’Ivoire.

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En adaptant mieux l’offre et la demande et en proposant des formations de qualité, nous avons toutes les chances pour que notre pays atteigne l’émergence.


Modernisons notre filière agricole de manière responsable!

Comme vous le savez, l’agriculture est le moteur de notre économie. L’agriculture génère près de 50% des recettes d’exportation, constitue 22% du PIB et fait vivre, avec l’agro-industrie, près de deux-tiers de la population ivoirienne. C’est donc le plus gros employeur de notre pays ! Mais il ne faut pas oublier que l’accroissement de la production agricole est nécessaire pour l’émergence 2020, afin de maintenir la croissance économique de la Côte d’Ivoire.

Face aux enjeux écologiques et économiques que connaît notre pays, il est devenu indispensable de réformer le secteur agricole afin qu’il soit moderne et plus efficace. La diversification ainsi que la modernisation de notre économie agricole sont l’un des quatre piliers forts du PND 2016-2020. Alors oui, nous devons accroître nos rendements agricoles mais cela ne doit pas s’opérer de manière déraisonnée ! Engagement3_1Notre participation à la COP21 en décembre 2015 a renforcé notre volonté de mettre en place une agriculture mieux maîtrisée et responsable, notamment en matière de déforestation. Nous ne pouvons plus nous permettre d’exploiter nos ressources sans que cela ne soit contrôlé de manière raisonnable et adaptée aux défis de notre époque.

Notre objectif aujourd’hui est de nous orienter vers une agriculture durable, moderne et compétitive qui garantisse non seulement la sécurité alimentaire de la population mais aussi la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité et le développement économique et social de tous les acteurs.

L’enjeu n’est donc pas seulement environnemental, il est également social. Nous avons les capacités d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

L’agriculture doit être mieux adaptée en matière d’apports nutritionnels pour la population mais également être plus rentable pour le producteur et abordable financièrement pour le consommateur.

Afin de permettre à notre pays de mieux gérer la filière agronome et les défis écologiques qui en découlent (notamment les pertes agricoles et le respect des sols), je suis certain que la technologie numérique et agronome est notre solution !

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, j’appelle les entrepreneurs à s’intéresser à cette filière. Nous comptons sur eux ! Le numérique constitue un axe stratégique de développement pour l’agriculture. Des start-ups ivoiriennes commencent peu à peu à voir le jour pour offrir des solutions au profit de ce secteur. ICT4DEV a, par exemple, lancé application Lôr Bouôr qui permet de moderniser les pratiques agricoles et définir un espace de mise en relation entre les paysans et les acheteurs de produits. Ainsi, les coopératives agricoles bénéficient d’un outil de gestion moderne, efficace et avant-gardiste. D’autre part, les paysans peuvent mieux produire et vendre au meilleur prix. Cela permet donc de garantir un approvisionnement continu en produits agricoles sur toute l’étendue de notre territoire, ce qui à l’heure actuelle est encore difficile à mettre en place. Notre gestion agricole est encore trop archaïque : nous avons donc besoin de ce type d’initiatives.

L’avenir ne peut en aucun cas être synonyme de développement pour les coopératives fortement consommatrices de produits chimiques. Mais il ne repose pas non plus sur un modèle uniquement basé sur l’augmentation de la production et d’économies d’échelle : il est donc indispensable de le baser sur une gestion plus raisonnée de nos ressources, grâce aux nouvelles technologies ! C’est cela l’avenir de l’agriculture en Côte d’Ivoire et nous comptons sur les efforts concertés de tous les acteurs : les agriculteurs, le gouvernement, la société civile et le secteur privé.


La balance commerciale de la Côte d’Ivoire reste excédentaire !

Les statistiques du commerce extérieur montrent que l’excédent de la balance commerciale de la Côte d’Ivoire en 2015 est passé de 891 milliards de francs CFA en 2014 à 1 265 milliards de francs CFA, soit une hausse de 41 %. Nous pouvons nous féliciter de ces résultats.

Sur l’ensemble de l’année 2015, le niveau global des échanges commerciaux s’est élevé à 13 592 milliards de francs CFA contre 11 952 milliards de francs CFA en 2014, soit une hausse de 13,7%. Les exportations de biens ont augmenté de 15,6 % par rapport à 2014, passant de 6 422 milliards de francs CFA à 7 424 milliards de francs CFA. A l’image des exportations, le niveau des importations a enregistré une augmentation de 11,5 % en 2015 par rapport à 2014. Elles sont passées de 5 531 milliards de francs CFA à 6 168 milliards de francs CFA.

Ce solde commercial positif s’explique notamment par la performance des exportations de certains produits comme l’anacarde (+91%), les conserves de thons (+47%), l’or non monétaire (+29%) et les matériels et équipements en matière plastique (+26%). Ce sont des excellentes nouvelles !

Mais elles ne doivent pas nous faire perdre de vue qu’il faut continuer à consolider le positionnement de notre pays au niveau sous-régional et international pour être encore plus compétitif, notamment dans la transformation de nos productions agricoles. Nous avons de formidables atouts. C’est comme cela que nous parviendrons à l’émergence à horizon 2020.


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