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Une base solide pour une éducation d’excellence! 

Un système éducatif performant constitue un avantage majeur pour le développement d’un pays. La Côte d’Ivoire doit montrer l’exemple, il est primordial d’instaurer une éducation de qualité dès l’école primaire dans notre pays !

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je tiens à préciser que des dispositions ont été prises par le gouvernement afin d’atteindre des objectifs clairs au sein de l’Education Nationale ! L’accès gratuit à l’école primaire pour chaque enfant vivant en Côte d’ivoire mais également la formation des enseignants dès les petites classes sont autant de mesures qui permettent d’améliorer notre système éducatif. 

A ce titre, nous pouvons notamment citer la distribution de kits scolaires gratuits, le recrutement et la formation d’environ 15.000 instituteurs, le fonctionnement de près de 5.845 cantines au sein des établissements primaires sur toute l’étendue du territoire ainsi que la construction et la réhabilitation de 581 salles de classe. Ces actions ont pu être réalisées grâce à l’appui de partenaires remarquables à l’instar du GPE qui a apporté un financement à hauteur de 41,4 millions de dollars. Et nous ne comptons pas nous arrêter là !

La Côte d’Ivoire est en cours d’élaboration d’un nouveau plan sectoriel de l’éducation qui couvre la période 2016-2020.

Il est prévu entre autres, un accroissement de la couverture de l’éducation préscolaire de 10% à 20% en milieu rural d’ici à 2020 et une offre alternative d’éducation innovante aux enfants déscolarisés ou non scolarisés. Ces formidables projets vont peu à peu voir le jour dans le paysage éducatif ivoirien et je me réjouis de ces avancées primordiales pour l’avenir de la Côte d’Ivoire !

Notre pays connaît une nette amélioration au niveau de son système éducatif au regard des taux de réussite aux examens. Néanmoins, beaucoup reste à faire. Le nombre de filles scolarisées reste faible et les taux de redoublement et d’abandon sont élevés. Un long chemin reste encore à effectuer dans ce domaine afin que les familles comprennent l’importance de la scolarisation et éduquent leurs enfants dans ce sens, notamment les jeunes filles ! Transmettre laIMG_3266 soif d’apprentissage et de connaissance est une richesse dont chaque enfant doit bénéficier.

Le Gouvernement ivoirien est prêt à relever tous ces défis pour une Côte d’Ivoire plus forte et émergente à l’horizon 2020 !


L’entreprenariat est un pilier pour le développement de la Côte d’Ivoire! 

L’entrepreneuriat est un des fers de lance d’une économie dynamique. C’est la raison pour laquelle, le Gouvernement met en œuvre de nombreuses initiatives dans ce domaine afin d’inciter de plus en plus d’Ivoiriens à se lancer dans cette grande et belle aventure mais surtout leur permettre de se sentir accompagnés et soutenus.

Ces dernières années, SEM Alassane Ouattara a initié de nombreux projets dans ce sens.

Depuis 3 ans, le Prix Alassane Ouattara du Jeune Entrepreneur Emergent est un concours très sélectif mais ouvert à tous qui vise à distinguer des jeunes qui veulent entreprendre. Il s’agit, notamment, d‘offrir la possibilité à de jeunes Ivoiriens de réaliser leur rêve de créer leur propre entreprise et de se projeter dans la perspective d’employé / employeur.

Mais ce projet possède également une vocation plus large ! En effet, étant ouverte à tous grâce à sa gratuité, cette initiative permet de lutter contre la précarité sociale et économique, de récompenser le mérite en privilégiant l’excellence et de faire prendre conscience aux jeunes Ivoiriens qu’ils ont de la valeur. Leur donner confiance en eux mais aussi en leur projet est primordial ! C’est aussi pour cela que nous souhaitons leur apporter un véritable accompagnement sur le long terme.

Le bilan des deux premières éditions est particulièrement prometteur : 60 projets ont pu voir le jour et 400 millions de francs CFA ont été apportés aux jeunes entrepreneurs pour les soutenir !

 

JLb frat matNéanmoins, il n’est pas anodin de constater que ces projets sont surtout présentés par des hommes. Les Ivoiriennes ne doivent pas avoir peur de se lancer ! Nous sommes là pour les aider et les accompagner ! Ceci est notre rôle et je tiens, en tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, à insister sur ce point !

Plus récement, du 14 au 20 novembre 2016 a eu lieu la Global Entrepreneurship Week (GEW). Ce temps fort exceptionnel a pour objectif ultime de développer le leadership de la Côte d’Ivoire en Afrique francophone sur le domaine de la promotion et le développement de l’entrepreneuriat ! Nous devons positionner notre pays dans l’écosystème entrepreneurial mondial, notamment via le Global Entrepreneurship Congress (GEC) qui se tiendra à Johannesburg en mars 2017.  Les différents ateliers, conférences, compétitions, after-work mis en place permettent aux entrepreneurs de bénéficier de retours d’expérience particulièrement enrichissants, d’acquérir un carnet d’adresses de qualité, mais aussi de prendre confiance en eux et de développer leur créativité.

Les entrepreneurs ne sont pas seuls et les merveilleuses initiatives créées en Côte d’Ivoire sont vouées à croître et devenir de véritables tremplins pour les pépites ivoiriennes que nous avons !


Eradiquons le trafic de médicaments sur le territoire national! 

Je souhaite aujourd’hui attirer votre attention sur un phénomène particulièrement inquiétant en Côte d’Ivoire : le trafic de médicaments. J’invite chacun d’entre vous à être vigilant sur le sujet : confier sa santé à des trafiquants de rue peut avoir des conséquences néfastes !

Nous sommes dans un pays où les pharmacies ne manquent pas et qui sont gérées par des professionnels de santé compétents.

Les médicaments vendus dans la rue sont peut-être moins chers mais pour une seule raison : ils ne sont pas fiables ! La corruption est un mal qui touche notre pays, mais la corruption sanitaire est un trafic mortifère et particulièrement dangereux pour la population ! Notre santé est notre priorité, ne jouons pas avec le feu !

Le Ministère de la Santé a déjà mis en place des campagnes de sensibilisation auprès des Ivoiriens. Mais il y a encore trop de méconnaissance sur ce trafic sous-terrain et de ses conséquences qui ne sont pas anodines : augmentation du taux de morbidité et de mortalité, perte de près de 30 milliards de FCFA par le secteur légal de distribution, baisse de la productivité des populations et augmentation des dépenses de l’Etat dans le domaine de la santé !
Mais pire encore, à cause de la chimiorésistance de certaines maladies, ce trafic aggrave l’insuffisance rénale, les troubles cardiaques et la perforation des intestins notamment.

Afin de renforcer notre combat, le Comité National de Lutte contre le trafic illicite et la contrefaçon de médicaments a été créé en Juin 2014.

watermarkCe dernier a pour vocation d’éradiquer de manière drastique ce trafic. Tous les moyens sont mis à disposition pour la réalisation de cette mission qui porte autant sur la sensibilisation que la répression. Nous avons un unique mot d’ordre : tolérance 0. Ce fléau est beaucoup trop dangereux et mortel pour accepter la moindre indulgence !

Un grand travail reste encore à effectuer dans ce domaine, mais nous légiférons et sécurisons peu à peu l’environnement sanitaire !

Nous devons intensifier les opérations de grande envergure à l’instar de « porc-épic » en mai 2014 qui a mobilisé 1500 agents de police, de la douane, de la gendarmerie, des FRCI et de l’ONUCI. Cette dernière s’est soldée par l’interpellation de 26 individus et la saisie de 176,6 tonnes de produits pharmaceutiques prohibés. Les services des douanes ont également arrêté un camion contenant 5,7 tonnes des mêmes produits à Man. Je tiens féliciter toutes les équipes mobilisées pour éradiquer ce trafic et à les encourager pour accentuer ce combat ! Notre détermination commune est sans appel : faire en sorte que les médicaments illicites et frauduleux disparaissent de la Côte d’Ivoire !


Plus de sécurité dans les transports est nécessaire pour notre économie! 

Le développement des transports est un puissant outil de développement économique, ce sujet occupe une place de choix dans la politique engagée par le Gouvernement et SEM Alassane Ouattara. Nous devons moderniser les systèmes de transport dans notre pays et les sécuriser, c’est pourquoi 3 396 milliards de FCFA y sont consacrés.

JLBNous nous sommes fixés plusieurs objectifs pour avancer dans le bon sens, notamment le rajeunissement du parc automobile, l’amélioration de la sécurité routière, la garantie de la rentabilité des activités de transport routier sans oublier la préservation de l’environnement par la réduction des gaz à effet de serre.

Le programme de renouvellement du parc auto est d’ailleurs arrivé dans sa phase de massification en septembre 2016, avec la remise des clés de 100 véhicules taxis-compteurs horokilométrique prêts à la circulation, à 100 acteurs du transport routier opérant dans les gares routières. Ce vaste programme vise à offrir la possibilité à de jeunes conducteurs de devenir propriétaires de leurs propres véhicules leur permettant ainsi d’accéder au statut d’entrepreneur en étant à leur propre compte.  Grâce aux partenariats que nous avons mis en place avec de grandes banques ivoiriennes nous accompagnons les transporteurs auprès de ces dernières afin qu’ils puissent bénéficier d’un prêt dans des conditions avantageuses et ainsi s’équiper et se consacrer à leur métier de transporteur.

 

En outre, d’autres chantiers sont également en cours afin d’offrir plus de sécurité aux Ivoiriens, notamment la mise en place de radars de contrôle de vitesse mais aussi d’un système intelligent de gestion du trafic, ou encore un renforcement de la formation des chauffeurs de taxis et des automobilistes. J’accorde également une grande importance à ce qu’une bonne gouvernance soit respectée dans ce domaine. Il est inadmissible que les Ivoiriens souhaitant se rendre au travail ou retrouver leurs familles encourent le risque de se faire racketer à chaque fois qu’ils prennent un moyen de transport ! Un grand travail d’assainissement des gares routières doit également être mené, l’insécurité y est encore trop présente !

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je ne peux évoquer le sujet du transport sans parler le coût pour les voyageurs. Je me réjouis que la tarification des transports ait été revue en Août dernier. Le prix des wôrôs et Gbakas ont enregistré une baisse de 50 FCFA sur la plupart des différentes lignes des communes d’Abidjan.

Concernant les lignes d’Abidjan vers l’intérieur, le nouveau tarif varie entre 1000 et 2000 FCFA. Ainsi, pour la ligne Abidjan-Korhogo le prix est passé de 10 000 à 8 000 FCFA, soit une baisse de 2000 FCFA !

Un long travail reste encore à effectuer, notamment dans le renforcement de la construction des routes et le développement des différents réseaux. Sauvons notre réseau et développons-le pour une Côte d’Ivoire émergente !


Discours Africa SME Champions Forum

Champions-SME-Africa-Forum-3eme-edition-0002Excellences,

Messieurs les Ministres,

Mesdames, Messieurs,

Cher Didier, Chers amis,

C’est avec beaucoup de plaisir et de joie que je suis ici avec vous pour cette troisième édition du Africa SME Champions Forum qui se déroule à Abidjan après Dakar et Nairobi.

Grâce à toi, Didier, ce rassemblement dédié au monde de l’entreprise et au secteur privé est en train de devenir un événement incontournable qui fédère et qui rassemble les énergies de chacun. Avec un seul objectif : développer nos économies pour créer suffisamment d’emplois et lutter avec efficacité contre la pauvreté, et donc au final accélérer et consolider la transformation en marche de notre continent. Cette plateforme du Africa SME Champions Forum incarne parfaitement ce que l’Afrique fait de mieux quand elle innove selon ses valeurs et quand elle cherche des solutions sans attendre une aide étrangère. Africa SME Champions Forum, c’est l’Afrique qui gagne et qui réussit.

La Cote d’Ivoire est donc fière et honorée de vous accueillir pour vous permettre de débattre et d’échanger vos expériences. La Côte d’Ivoire qui a retrouvé son rang régional a vocation à être leader dans les initiatives en faveur du secteur privé. Tant il est évident pour le Président Ouattara et pour l’ensemble de son gouvernement que c’est bien le secteur privé qui doit être le moteur du développement. La puissance publique devant être un facilitateur et un accompagnateur avec un Etat stratège à la commande.

Pour libérer le potentiel des entreprises africaines, améliorer leur accès au financement et leur compétitivité, pour reprendre l’intitulé de cette 3eme édition, et pour créer de véritables champions africains, pour reprendre le thème de cette première conférence, je pense qu’il convient d’insister sur deux idées, deux notions : le leadership et la confiance.

Pour se développer, l’Afrique a en effet besoin de leaders compétents et efficaces. C’est tout aussi vrai pour la sphère publique et le pouvoir politique que pour le secteur privé. Pour véritablement changer les choses, construire un futur plus harmonieux et élaborer des solutions inclusives, l’Afrique a en effet besoin de leaders exigeants avec eux-mêmes et ceux qui les entourent, de leaders jugés sur leurs résultats et non sur des postures, de leaders inspirant confiance pour insuffler un élan collectif.

C’est ensuite par cette confiance notamment entre les opérateurs économiques et les dirigeants politiques que nous pourrons tous collectivement progresser. Aujourd’hui, trop souvent encore, il y a un climat de méfiance et de crainte entre ces deux mondes, ce qui tend d’ailleurs à maintenir une bonne partie de nos économies dans l’informel et donc à affecter les recettes fiscales des Etats. Cette situation n’est pas raisonnable. Elle est même contreproductive.

Heureusement, le secteur privé africain commence à montrer le chemin, en montant en gamme et en produisant de véritables capitaines d’industrie. Nous assistons en effet à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs et de patrons qui créent de la richesse et des emplois. Nous avons tous autour de nous de nombreux exemples de petites PME qui explosent. Nous avons tous aussi des exemples de grands patrons qui ont construit avec ardeur et courage des groupes à dimension panafricaine.

 Les experts parlent de croissance inclusive. Agriculture, transport, énergie, tourisme, télécom, industrie…, ce sont les acteurs de terrain qui créent de la richesse et des emplois, contribuant ainsi à lutter durablement contre la pauvreté autrement qu’en espérant une hypothétique aide du Nord. Cet élan économique endogène est encore insuffisant face au défi des 2 milliards d’habitants attendus en 2050, dont 450 millions de jeunes qui vont arriver sur le marché de l’emploi. Mais il est là, indiscutable.

Cette transformation en marche est essentiellement portée par une consommation intérieure en hausse constante et non pas seulement par des exportations de matières premières aux prix fluctuants. Cette grande roue de la croissance tourne à plein régime non pas tant grâce aux investissements étrangers mais plutôt du fait de l’émergence d’une nouvelle classe moyenne qui comprend entre 200 millions et 370 millions de personnes.

Nous devons nous réjouir de ces évolutions, d’autant plus que cette trajectoire est tracée avec talent par une génération de patrons qui sont tout simplement en train de créer une nouvelle micro-économie et un authentique afro-capitalisme appelé à détenir et gérer nos propres forces de production. N’ayons pas peur de certains mots. Pour se développer, l’Afrique a besoin d’une élite économique et d’une bourgeoisie capables d’investir. Notre avenir ne peut reposer uniquement sur les IDE et les filiales de groupes étrangers. Nous avons besoin de partenaires, mais nous devons aussi compter sur nos propres forces.

Il nous faut en effet sortir définitivement des économies de rente, de pénurie et de comptoirs qui ont structuré nos modes de fonctionnement, voire même nos façons de penser et de vivre, depuis les indépendances. Soyons nous-mêmes, afro-optimistes et afro-utopistes !

Aujourd’hui, je plaide donc devant vous pour une promotion forte de ce nouvel afro-capitalisme. Que faut-il faire pour cela ?

Je pense tout d’abord qu’il faut libérer les forces du marché pour le rendre plus juste, plus concurrentiel, plus intégré, plus dynamique. Il n’est pas normal que notre commence intra-africain ne représente que 15 % de nos échanges. Si nous voulons peser dans le monde, être plus compétitifs, nous situer dans les chaines de valeur mondiale et imposer nos propres modèles, nous devons absolument être plus forts ensemble et plus solidaires entre nous. Cela passe notamment par une lutte contre les monopoles et la corruption, la défense des consommateurs, la libre circulation des personnes et des marchandises.

Deuxième axe qui me semble prioritaire, c’est la défense et la promotion des entrepreneurs pour qu’ils puissent se consacrer à l’essentiel – créer des emplois et de la richesse – et non pas passer une bonne partie de leur journée à se débattre dans les dédales de nos administrations et à esquiver le prochain contrôle fiscal !… En cela, la puissance publique doit être irréprochable et montrer le chemin en faisant évoluer nos lois et en punissant les fonctionnaires indélicats. C’est à l’Etat de construire un environnement favorable à l’épanouissement des entreprises.

Pour faciliter la vie de nos entrepreneurs, je pense que l’Etat doit travailler dans trois directions : l’éducation, la fiscalité et l’accès au marché.

L’éducation tout d’abord car si nous voulons que ces 450 millions de jeunes qui vont arriver sur le marché d’ici à 2050 trouvent un emploi, il est indispensable qu’ils soient bien formés. Nous devons donc renforcer nos systèmes de formation, notamment dans les filières professionnelles. Nous devons raisonner en termes d’employabilité. L’Afrique a beaucoup plus besoin de plombiers, d’électriciens et d’informaticiens que de professeurs d’histoire et de sociologues, malgré tout le respect que j’ai pour ces professions !

Vient ensuite la fiscalité, pour quelle soit lisible, stable, juste et incitative. C’est comme cela que nous réduirons la part du secteur informel. Ce n’est pas en punissant. C’est en ayant une fiscalité plus performante que les Etats diversifieront également leurs sources de revenus.

Et enfin, troisième priorité, c’est l’accès au marché qui constitue encore un goulot d’étranglement ou un plafond de verre pour bon nombre de nos PME. Nous devons mieux codifier les marchés publics et faire respecter les règles de passation de marchés. Je pense que nous devons généraliser des Small Business Act avec des effets immédiats sur l’emploi et le dynamisme des entreprises.

Voici rapidement résumés quelques idées que je voulais vous soumettre ce matin avant d’engager un débat.

Je vous remercie.


La couverture maladie universelle, un outil pour renforcer notre système de santé! 

Notre système de santé en Côte d’Ivoire a été consolidé ces dernières années. Toutefois, nous faisons encore face à de nombreux défis qui nous obligent à en faire davantage.

JLB chemise blancheL’un des plus importants consiste à parvenir à un rapport service/qualité le plus optimal possible. Cette quête de l’excellence sanitaire exige que nous rénovions nos infrastructures à un rythme encore plus soutenu qu’ils ne le sont actuellement. Cet exercice permet d’avoir des équipements modernes et fonctionnels.

La Côte d’Ivoire compte 1 500 pharmaciens, 6 850 médecins, 712 chirurgiens-dentistes et 8 000 infirmiers. L’amélioration de notre système de santé passera par une augmentation considérable du personnel médical. Ce dernier doit bénéficier d’une formation qualitative, aussi bien dans les facultés de médecine qu’en matière de formation continue pendant la carrière.

La santé est le socle d’une société prospère. Il est évident que nous devons permettre au personnel médical de faire leur travail dans les meilleures conditions qu’il soit et permettre aux Ivoiriens d’avoir accès aux soins. L’enjeu est de taille nous en avons pris la pleine mesure.

La mise en place d’une Couverture maladie universelle (CMU) prouve la détermination du Président de la République et de l’ensemble du gouvernement à permettre à tous les Ivoiriens de bénéficier des soins de santé. La CMU garantie à tous les ivoiriens la prise en charge d’une partie des frais de santé en cas de maternité, de maladie ou d’accident. La CMU prévoit aussi un régime d’assistance médicale qui vise les personnes démunies.

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a été créée dès 2014, pour mettre en œuvre la vision du gouvernement. Elle a pour mission de gérer et de réguler de la CMU. La CNAM est en charge de l’enrôlement des Ivoiriens pour qu’ils puissent jouir des avantages de la CMU. La CNAM a ainsi enrôlé plus de 600 000 assurés depuis le début du processus il y a un an.

Ce succès permet d’envisager avec beaucoup d’optimisme le lancement d’une phase pilote de la CMU dès le premier trimestre 2017. Environ 150.000 personnes dans les villes d’Abidjan, de Yamoussoukro, Bouaké, Daloa et de Korhogo bénéficieront d’une prise en charge partielle des frais de santé.

Nous nous sommes engagés dans le développement de notre système sanitaire pour assurer un bon état de santé à toutes les populations vivant sur notre territoire. Ce n’est que par cette voie que nous assurerons un avenir meilleur à nos enfants et, par-là, à la Côte d’Ivoire.


Nos infrastructures doivent être l’objet de stratégie à long-terme!

Les investissements en infrastructures sont au cœur de la stratégie du gouvernement. Ces derniers ont un effet particulièrement positif sur la croissance de la Côte d’Ivoire, mais également sur le développement, la productivité et la réduction des inégalités !

Ces résultats ne peuvent être obtenus qu’à condition d’avoir des investissements gérés en totale transparence et qu’ils répondent à une vision stratégique ambitieuse. Sans ces deux piliers, nous risquons d’avoir des projets qui ne voient pas le jour par manque de financement, prennent du retard ou sont mal dirigés. D’autre part, sans transparence et sans vision stratégique, un autre phénomène encore plus grave pollue ces projets d’investissement et je ne cesserai de me battre contre cela : la corruption ! Ce fléau entrave plus que jamais notre développement. Il est de notre devoir de lutter contre ce mal sournois et polymorphe ! Il est estimé que 10 à 30% de l’investissement pour les projets de construction est gaspillé par la mauvaise gestion ou détourné par la corruption. Une bonne gouvernance est donc indispensable si nous voulons que nos projets voient le jour !

Je souhaite également insister sur un point. Pour que les infrastructures contribuent de manière pérenne et positive à notre économie, focalisons-nous sur la qualité et l’efficacité des investissements !

Nous devons avoir une vision stratégique à long terme ! Pendant longtemps, les projets d’infrastructures ont répondu à des besoins urgents et l’étape de planification à long terme était trop souvent bâclée voire omise. Trouvons donc un équilibre entre nos urgences et les retours sur investissement que nous en retirons !

12662038_1217777571583344_4935636160486041256_nNotre environnement change peu à peu et les infrastructures sont exposées à des transformations majeures au niveau du climat mais aussi des technologies et des relations économiques. Tout investissement doit faire l’objet en amont d’un bilan complet sur les tendances et les risques qui pourraient entraver ce dernier.

C’est pourquoi, le gouvernement a mis en place un cadre institutionnel fort qui repose sur le partenariat public-privé. Cela a notamment permis la construction du nouveau pont Henri Konan Bédié à Abidjan.  Notre objectif est désormais d’étendre ce modèle aux infrastructures sociales telles que les centres hospitaliers et les universités !

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, j’accorde beaucoup d’importance à l’intégration du secteur privé au sein de grands projets d’infrastructures notamment en ce qui concerne le financement, la construction et l’exploitation de ces derniers.

Je suis convaincu que le développement des partenariats public-privé va apporter une véritable impulsion aux projets d’infrastructures ivoiriens et permettra le développement de véritables capacités dans ce domaine ! C’est en encourageant ces partenariats que nous pourrons prétendre à l’émergence 2020 !


L’aménagement du territoire, une réponse à la croissance démographique

La question démographique est cruciale pour notre pays.

Aujourd’hui, la croissance démographique de la Côte d’Ivoire est de 2,6%.  Cela signifie que notre population sera de près de 50 millions d’habitants en 2050 alors qu’elle était d’environ 4 millions dans les années 1960.La dynamique formidable dans laquelle nous sommes permet à la Côte d’Ivoire de bénéficier du dividende démographique, si nous faisons les bons choix dès maintenant.

Le dividende démographique est une notion économique qui correspond à une période durant laquelle un pays connait une pyramide des âges particulière causée par une baisse de la natalité. Cela engendre un très grand nombre de jeunes adultes porteurs de valeurs ajoutées et relativement peu d’enfants et de personnes âgées.

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La hausse de la part de la population ivoirienne en âge de travailler, la population active, est une occasion unique pour booster notre croissance qui est déjà à un niveau élevé. Les effets positifs d’une augmentation de la population active sont nombreux. L’épargne disponible s’accroit, il y a plus d’efficience et plus d’innovation, pour ne citer que quelques-uns des avantages.

Evidemment, nous devons nous assurer que les jeunes qui entreront dans le marché du travail aient les compétences nécessaires. Le gouvernement est pleinement engagé avec des réformes de l’éducation nationale mais également des investissements dans les infrastructures scolaires. C’est également le cas des infrastructures physiques.

Là encore, je ne répéterai jamais assez les efforts consentis par le gouvernement, sous le leadership du Président de la République. Avec 31% du budget 2016 consacré aux investissements publics, le gouvernement fait preuve de volontarisme et démontre sa volonté d’améliorer la compétitivité de la Côte d’Ivoire.

Toutefois, j’aimerais m’attarder sur la notion d’aménagement du territoire. En effet cet outil de planification publique est essentiel dans le contexte ivoirien car nous connaissons une urbanisation rapide parallèle à la croissance démographique.  Alors qu’il y aura de plus en plus de personnes en âge de travailler, il est primordial de s’assurer qu’ils trouvent un emploi non loin de chez eux. Sans ça, nous connaitrons des déplacements massifs de travailleurs vers les zones urbaines ayant davantage d’opportunité.

Clairement, nous devons changer de paradigme. Aujourd’hui, 49,7% de la population vit en milieu urbain, dont 19,4 % à Abidjan. Si les populations se concentrent à Abidjan c’est pour une raison simple : Abidjan abrite l’essentiel des activités économiques. Sans affaiblir Abidjan pour renforcer d’autres villes, nous devons multiplier les pôles d’excellence. Par l’aménagement du territoire, nous devons permettre aux autres villes d’avoir un rayonnement au moins égal à Abidjan.

C’est la décision stratégique que nous avons prise avec des projets structurants capables d’impulser une nouvelle dynamique. C’est le cas des investissements pour doubler la production électrique à l’horizon 2020. L’électricité est la base du développement territorial et de la croissance économique. C’est le cas également de l’aménagement du corridor routier Bamako San-Pedro qui offrira des opportunités économiques au population.

 Comme gouverner c’est prévoir, je suis engagé à faire le nécessaire pour tirer profit du dividende démographique.


Un engagement sans faille pour lutter contre le chômage des jeunes! 

25% des jeunes ivoiriens de moins de 35 ans sont au chômage. Les chiffres que l’agence d’Etudes Emploi Jeunes a révélé devraient nous alerter, nous pousser à l’action. Cette action, le gouvernement l’a entamée et doit l’intensifier.

Les crises que nous avons vécu ces dernières années laissent encore des séquelles importantes au sein de notre société et notamment en ce qui concerne le chômage des jeunes.

Dès son premier mandat, le Président de la République a très clairement fixé un cap ambitieux. Redresser le pays et bâtir les conditions adéquates pour développer le secteur privé.

Il est indispensable d’avoir un secteur privé fort et dynamique si nous voulons réduire le chômage des jeunes. Les entreprises doivent voir leur activité croitre, les entrepreneurs doivent être encouragé à fonder des sociétés. Ce sont eux qui créeront les emplois dont nos jeunes ont tant besoin.

Et l’État dans tout ça ? L’Etat doit être stratège pour fixer un cap audacieux et une feuille de route réaliste. Il doit être volontaire pour impulser le changement. Il doit être pragmatique pour répondre aujourd’hui aux défis de demain. En aucun cas il ne doit tout faire seule. Son rôle est d’encourager, de soutenir, d’amplifier.

Avec le deuxième volet du Plan national de développement (PND), le gouvernement a démontré la vision qu’il avait pour la Côte d’Ivoire. L’objectif est clair, nous devons être un pays émergent à l’horizon 2020 à travers un environnement des affaires sain et propice au développement du secteur privé. Pour cela, nous poursuivrons les investissements publics dans les secteurs stratégiques. C’est le cas des infrastructures : les transports, l’énergie, les technologies avec l’extension du réseau de fibre optique. C’est également le cas dans d’autres domaines comme l’assainissement, l’éducation ou la santé. La volonté du gouvernement est d’investir 30 000 milliards de FCFA pour créer un environnement favorable et amorcer l’activité économique.

Peu à peu, nous passerons le relais au secteur privé qui aura à charge non seulement la poursuite de la dynamique positive mais également son accélération. C’est ainsi que nous créerons les emplois stables pour la jeunesse de Côte d’Ivoire.

Le programme ambitieux que nous mettons en place vise également à accélérer le processus de transformation de notre économie. Nous devons inventer la Côte d’Ivoire de demain pour assurer un développement pérenne créateur d’emplois pour la jeunesse. Cela passe par un secteur industriel solide et des activités de transformation des produits agricoles dont la Côte d’Ivoire regorge.

Notre secteur agro-industriel doit être encore plus compétitif ! Nous ne transformons que 1/3 de notre cacao ! En créant de nouvelles unités de production, ces dernières pourront employer les jeunes et leur offrir un emploi stable et ainsi pallier les problèmes de chômage de manière pérenne.

Notre volonté est ferme et indiscutable. Main dans la main, nous devons transformer la Côte d’Ivoire pour transformer le destin de millions de jeunes ivoiriens. Ils sont l’avenir de notre pays. Ce sont eux les acteurs économiques de demain, ce sont eux les futurs décisionnaires de la Côte d’Ivoire !

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La femme porte le secteur agricole ivoirien!

 JLB_1810_01Saviez-vous que les femmes ivoiriennes jouaient un rôle significatif dans l’économie de notre pays ? En effet ces dernières assurent une grande partie de la sécurité alimentaire et de la production vivrière de la Côte d’Ivoire. L’agriculture emploie 65,8% de la population active ivoirienne et 67% de la main d’œuvre féminine y travaille. 60% à 80% de la production alimentaire ivoirienne est assurée par les femmes.

Les femmes tiennent d’autre part un rôle prédominant dans ce secteur puisqu’elles occupent toutes les fonctions, de la collecte à la vente en passant par le stockage, le transport, la conservation, la transformation et la distribution. Il est important de noter qu’elles sont particulièrement actives puisqu’elles sont également très présentes dans les activités telles que la pisciculture, l’élevage de bovins, d’ovins, de volailles et de porcins.

Il nous appartient donc de valoriser le travail qui est fait par les femmes dans le secteur agricole. En plus, il est également crucial de permettre aux femmes qui travaillent dans le secteur agricole d’intégrer les chaines de valeur de l’industrie agro-alimentaire. Elles pourront augmenter leurs revenus et enfin gagner ce qu’elles méritent. Actuellement, leurs ressources représentent en moyenne 22% de celui des hommes ! Cette situation doit changer et le gouvernement démontre une forte détermination.

Afin de pallier cette disparité de genre et faire changer les états d’esprit, le gouvernement a mis en place des actions en faveur de ces femmes qui portent le secteur tertiaire ! Nous avons notamment créé des programmes axés sur le domaine agricole qui ont généré la création de 200 groupements féminins comptant 21 000 membres encadrés pour la production et la commercialisation des vivriers.

S’ajoute à cela le programme « Téléfood » financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et géré par l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), en collaboration avec des ONG.

Ce programme offre aux personnes travaillant dans le secteur agricole la possibilité de cultiver, faire de l’élevage, pêcher, traiter les produits agricoles pour les vendre au meilleur prix. Il a pour vocation d’apporter des ressources aux groupements et association féminins afin de produire plus de nourriture et améliorer ainsi leurs revenus.

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je tiens également à signaler que des actions ont été menées pour permettre à des femmes de bénéficier de crédits au profit d’activités génératrices de revenus.

Néanmoins, il est révoltant de constater que les disparités existent toujours dans ce domaine. Le non-respect des avancées obtenues aux niveaux juridiques et institutionnels sont autant de barrières qui ne favorisent pas l’émancipation totale des femmes. J’aspire à ce que de nouvelles mesures plus fermes soient prises afin de valoriser le rôle de la femme dans notre société ! Nous devons changer, la Côte d’Ivoire doit avancer main dans la main avec les femmes !


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