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La création de richesses durables passera par la transformation de nos matières premières !

À plus d’un titre, l’agriculture est un secteur clef pour la Côte d’Ivoire. Economiquement, le secteur de l’agriculture représente environ 20% de la richesse produite par la Côte d’ivoire. C’est également près de 50% de nos exportations globales. Socialement, plus de 40% de la population active ivoirienne travaille dans l’agriculture tandis que le secteur est une source de revenus pour les deux tiers de la population ivoirienne. Démographiquement, plus de 50 % de notre population vit en zone rurale. Même s’il ne faut pas faire une confusion entre rural et agriculture, force est de constater que l’agriculture est le poumon de nos zones rurales.

Avec cette situation, il n’est pas surprenant d’entendre régulièrement que le succès de notre pays repose sur l’agriculture. Nos ressources sont innombrables. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, de noix de cajou et le 3ème producteur mondial de café. Nous devons tirer davantage profit de ces positions. Pour cela, nous devons progressivement transformer nos matières premières agricoles en produits finis. Il est important que nous favorisions la consolidation de la chaine de valeur locale.

La chaine de valeur du Cacao nous démontre l’urgence à laquelle nous faisons face. De nombreux produits sont issus de la transformation des fèves de cacao ivoiriennes. L’un des plus emblématiques reste le chocolat. Sur le prix d’une tablette de chocolat, seul 7% du prix revient aux producteurs, 6% au transport et aux taxes et 8 % au broyage et à la transformation. Ainsi, le fabricant et le distributeur se partagent quant à eux 79% du prix d’une tablette de chocolat. Il est clair que nous devons permettre aux acteurs économiques ivoiriens de transformer le cacao et le distribuer. Cela créera plus de richesses et plus d’emplois.

Des efforts ont déjà été faits pour la croissance de la transformation des matières premières en Côte d’Ivoire. Entre 2010 et 2016, le gouvernement a multiplié les dépenses dans le

Cacao3secteur de l’agriculture par 4. La plus forte hausse derrière les infrastructures routières. Cela a notamment profité au secteur du coton mais également à la relance du projet soja, pour ne citer que ces deux exemples.

Vous l’aurez compris, pour le développement d’une filière de qualité, le rôle de l’État est central. Non seulement pour fournir un cadre macroéconomique solide et favorable, mais aussi pour influer sur les autres facteurs qui permettent la structuration d’une filière.

Pour cela, l’éducation et la formation va permettre à nos planteurs de devenir plus productif. Alors que le rendement du cacao en Afrique est de 0,6 tonnes/hectare, nous pourrions avoir un rendement de 1,3 tonnes/hectare si nous étions au niveau des meilleures pratiques internationales. Une plus grande production implique également de résoudre la question des pertes post-récolte. En Afrique, près de 50 % des récoltes sont perdues sans qu’elles n’aient quitté le lieu de la récolte. L’offre ne rencontre pas la demande. Pour cela, une meilleure chaine logistique doit voir le jour, soutenue par des infrastructures de pointe. L’effort entamé depuis quelques années doit être amplifié. L’implantation d’usines de transformation dans le domaine agro-alimentaire doit devenir un événement habituel dans la vie économique ivoirienne. Notre pays ne s’en portera que mieux !


La décentralisation permettra de développer les territoires !

Pour rendre notre développement beaucoup plus inclusif, il faudra que la Côte d’Ivoire continue ses efforts en faveur d’une égalité des territoires. La production de richesse et le développement incontestables que connaît Abidjan et sa région doit s’étendre à toutes les régions. Plusieurs réformes, dont la décentralisation, ont été mises en œuvre pour permettre aux collectivités locales d’avoir davantage de compétences. Celles-ci permettent de répondre efficacement aux enjeux de développement économique territorial et ainsi lutter efficacement contre la pauvreté.

DécentralisationCette mesure fait partie des grandes avancées pour notre pays. Elle est en effet un excellent moyen pour chaque commune ivoirienne de se développer économiquement mais également de se doter d’infrastructures sociales importantes pour le bien-être de la population (notamment les écoles et les centres hospitaliers). Elle permet aussi au gouvernement ivoirien d’être au fait des besoins réels dans tout le pays grâce à des études réalisées sur le terrain.

Malheureusement, aujourd’hui le constat est clair : la décentralisation peut donner de meilleurs résultats encore. Selon moi, deux raisons peuvent être évoquées.

Tout d’abord, j’ai remarqué que certains élus locaux passent plus de temps à Abidjan que dans leurs communes. Alors comment connaître les besoins de la zone s’ils ne s’y rendent que trop rarement ? Comment faire un bon compte-rendu ou une bonne étude s’ils n’ont aucune idée des besoins des populations de leurs localités ? Je pense que cela est simplement impossible. Il est impératif aujourd’hui que nous, élus locaux, soyons plus proches de nos populations. Cela passe par le partage de leur quotidien, par l’instauration de la confiance entre eux et nous.

Le second problème concerne les budgets. En effet, en Côte d’Ivoire, de nombreuses lois ont été adoptées pour transférer certains pouvoirs de l’Etat aux élus locaux. Ces derniers sont chargés ensuite de faire des études afin d’identifier des projets à soumettre au gouvernement pour le développement de leurs localités. Malheureusement, il est courant de voir que le budget n’arrive jamais malgré le fait que le projet ait été approuvé. Il serait donc utile que l’Etat ivoirien puisse réellement accompagner les élus locaux dans la réalisation des projets dans leurs localités en tenant son rôle, notamment dans l’allocation des budgets.

Je l’ai déjà dit, l’émergence est possible pour notre pays. De nombreuses mesures ont été prises afin de faire de la Côte d’ivoire un pays émergent, et la décentralisation en fait partie. Je pense fortement que ces mesures doivent être appliquées par toutes les parties afin d’atteindre cet objectif cher à tous. Nous sommes tous concernés. Agissons pour le développement de notre pays !


Assurer l’égalité des genres, un enjeu de développement pour la Côte d’Ivoire !

Les femmes représentent 49% de la population ivoirienne. Face à ce chiffre, il est indéniable que le développement de la Côte d’Ivoire ne se fera pas si nous ne garantissons pas une place importante aux Ivoiriennes.

Au-delà des considérations sociales et de justice importantes, l’égalité des genres est une question sociétale. Elle nous interroge sur le type de société dans laquelle nous voulons vivre. L’égalité des genres nous interroge sur l’héritage que nous souhaitons laisser aux prochaines générations. Pour ma part, je serai un artisan d’une Côte d’Ivoire qui offre autant d’opportunités à ses filles qu’à ses fils. Pour consolider nos acquis, nous devons davantage agir à tous les niveaux : améliorer constamment l’environnement socio-culturel, renforcer le cadre politique et légal et moderniser nos mécanismes institutionnels.

La place des femmes dans l’équilibre social ne fait plus aucun doute. Pourtant, leur rôle ne saurait uniquement se limiter à un apport familial. La Côte d’Ivoire a connu tout au long de son histoire des femmes qui ont su démontrer leur courage, leur savoir-faire et leur leadership. Aujourd’hui, le peuple Baoulé tient son nom du cri d’une mère courageuse et meurtrie. En effet, après l’immolation de son fils, la Princesse Pokou aurait crié « Ba-ouli » ce qui veut dire « l’enfant est mort ». En 1949, lorsque les pères de l’indépendance étaient emprisonnés à Bassam, ce sont les femmes qui ont marché pour libérer les leaders de l’époque. Leurs noms et leurs actions sont aujourd’hui trop peu célébrés. Pourtant, ce jour de décembre 1949, ces femmes ont incarné la droiture et la morale. Dans le commerce également, les femmes ivoiriennes ont longtemps été à l’avant-garde. Les grossistes de certaines filières agricoles sont jusqu’à présent des femmes aux sens des affaires confirmé et au leadership avéré.

Vous l’aurez compris, mon combat pour l’égalité des genres n’est pas un acte de charité ni même une action pour aider des êtres prétendument plus « vulnérables ». Il s’agit d’un

égalité des genresengagement entier auprès des femmes qui ont toujours lutté pour l’amélioration de leur condition et de celle de la société entière. Souvent, les femmes ont repris le flambeau et ont avancé lorsque certains hommes battaient en retraite ou se laissaient submerger par la peur. De nombreux épisodes de notre histoire, comme celui de Bassam en 1949, le prouvent.

Il y a également un sens économique à combattre pour les inégalités des genres. Résoudre les questions d’inégalité des genres permettrait d’accroitre le PIB mondial de 12 000 milliards de dollars US. L’égalité des genres en Afrique rapporterait 300 milliards de USD. Soit une augmentation de 12% du PIB de l’Afrique.

Alors, pour bénéficier des avantages l’égalité des genres en Côte d’Ivoire, poursuivons nos efforts. La Côte d’Ivoire a ratifié la plupart des instruments internationaux reconnaissant aux femmes et aux hommes l’égalité en droits et en devoirs et interdisant toute discrimination à l’égard des femmes. Nous devons continuer et promouvoir l’application effective du cadre juridique existant relatif à la protection des droits des femmes, notamment en matière de justice suite aux violences. Ces actions doivent être accompagnée de programmes d’éducation qui assurera un changement durable. Une condition indispensable pour le développement de la Côte d’Ivoire.


Atteindre l’émergence en 2020, un défi à relever !

L’objectif de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent en 2020 a été clairement affiché depuis quelques années. Cette vision est volontariste et réaliste. Depuis plusieurs années, les investissements repartent à la hausse, les infrastructures sont construites et des réformes ambitieuses sont entreprises. Les fondations sont posées. Nous sommes tout à fait capables d’y arriver en travaillant sur des indicateurs très importants : le niveau de vie de la population, la stabilité politique et sociale et enfin la compétitivité.

EmergencePour atteindre l’émergence, il faut que le niveau de vie dans notre pays tende vers celui des pays développés. Aujourd’hui, le taux de chômage est de près de 42%. Ajouté à la cherté des produits de consommation, il est facile de comprendre pourquoi le niveau de vie est bas. Je pense qu’il est important de trouver un moyen d’équilibrer la balance. D’un côté, il faut lutter contre le chômage et cela doit commencer par la formation en créant des pôles de compétitivité. Ces derniers permettront d’avoir une main d’œuvre adaptée au marché actuel de l’emploi. D’un autre côté, il faut lutter contre la cherté de la vie en créant par exemple des unités de production et de conservation de produits vivriers. Cela permettrait d’avoir des prix relativement bas même en période de mauvaises récoltes.

Une autre condition que je juge importante est la compétitivité de notre pays. En effet, la Côte d’Ivoire a certes bien avancé pendant les 5 dernières années. Pourtant, il reste encore du chemin pour appeler les investisseurs et les multinationales, source d’emplois et d’entrées de capitaux. Pour améliorer son rang, la Côte d’Ivoire doit augmenter le niveau de ses exportations c’est-à-dire produire et commercialiser des produits de bonne qualité en grande quantité. Cela peut être possible avec la mise en place de processus fluides et innovants de production et de contrôle, intégrant l’électronique et le numérique, qui permettront non seulement d’assurer la qualité mais aussi le volume des produits. Les dirigeants doivent également encourager et accompagner les jeunes entreprises et industries locales afin de renforcer la production de produits finis.

Enfin, la condition la plus importante reste la stabilité socio-politique. Elle est une condition impérative du développement d’un pays, en l’occurrence la Côte d’ivoire. Elle peut même devenir un atout. En effet, elle permet l’installation d’investisseurs étrangers qui se sentent rassurés. Les retombées directes sont la création d’emplois et l’entrée de capitaux grâce aux taxes fiscales. Dans les faits, elle est le garant de toute amélioration possible dans un pays. Je pense qu’il revient aux dirigeants ivoiriens d’œuvrer activement à l’instaurer grâce à un plan de sensibilisation mais aussi à des décisions justes pour le bien de tous les Ivoiriens.

Il y a plusieurs points à améliorer pour devenir émergent. En plus des points développés, il y a également l’accès à la formation, aux soins de santé, l’électrification des zones rurales et bien d’autres. Ce défi ne concerne pas que les dirigeants. Nous devons travailler tous ensemble afin d’atteindre l’émergence en 2020. La Côte d’ivoire émergente, c’est possible !


La place des jeunes dans le développement de la Côte d’ivoire !

Lorsque l’on parle de l’avenir d’un pays, nous pensons directement à la jeunesse. En Côte d’ivoire, cette jeunesse représente 36,2%* soit le tiers de la population totale. Alors, comment parler de développement futur de la Côte d’Ivoire sans parler du rôle de la jeunesse dans le processus ?

IMG_9280Il est important de créer un environnement public dans lequel les jeunes seront capables d’être associés à la vie de la nation. Sur les questions cruciales pour l’avenir de notre pays (comme l’environnement ou l’urbanisation), nous devons nous assurer que les jeunes participent non seulement à l’élaboration des politiques publiques mais également à leur exécution et à leur évaluation. Tout d’abord, en participant à des consultations publiques sur des stratégies et politiques nationales, les jeunes peuvent s’approprier la vision de développement du pays. Dans la phase d’exécution, nous devons aussi impliquer les jeunes pour la mise en œuvre effective des décisions prises au sommet de l’Etat. Enfin, lorsque nous évaluons l’impact de nos politiques et stratégies publiques, nous devons recueillir l’avis des jeunes pour améliorer les prochaines décisions. À tous les niveaux,

les  jeunes doivent être au cœur du processus.

Aujourd’hui, la jeunesse a besoin d’être responsabilisée, de s’exprimer, d’exposer ses idées et surtout de se faire entendre. Elle s’informe, se forme, s’intéresse aux sujets de l’actualité politique et sociale. Loin d’inquiéter, cela doit nous réjouir et amener les dirigeants de notre pays à se rapprocher d’elle afin de prendre en compte son point de vue. Il est intéressant par sa fraîcheur et son originalité, appuyons-nous dessus ! Nous le savons, la jeunesse est audacieuse. Elle saura saisir les opportunités si nous lui faisons confiance. Ce rapprochement permettra aussi de mieux accompagner notre jeunesse dans la marche à suivre pour atteindre les objectifs de la Côte d’Ivoire.

Aussi, la jeunesse ivoirienne doit devenir l’atout majeur pour le développement de notre pays. Elle a soif d’apprendre mais aussi de montrer son savoir-faire. Il faut seulement lui permettre d’être formée, de se prendre en charge en créant plus d’emplois mais aussi un cadre propice à l’entrepreneuriat.

La jeunesse ivoirienne aujourd’hui a conscience qu’elle a sa part à jouer dans le processus de développement de la Côte d’ivoire. Elle souhaite être associée aux prises de décisions. Nous devons entamer l’expérience pour plus d’efficacité dans la prise de décisions mais également dans l’application de celles-ci. De belles surprises en perspectives !

 

*Résultats RGPH 2014


Ce fut un honneur de servir mon pays

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Grâce à la confiance du Président Alassane Ouattara et du Premier Ministre Daniel Kablan Duncan, j’ai eu l’honneur d’être Ministre du Gouvernement de Côte d’Ivoire depuis novembre 2012. Ce fut pour moi un privilège de servir mon pays et les Ivoiriens.

Engagé avec force et vigueur dans une œuvre de modernisation de la société, j’ai travaillé sans relâche au redressement économique et au renforcement des différentes institutions de notre pays.

Alors que la Côte d’Ivoire entame une nouvelle page de son histoire avec un nouveau gouvernement, dirigé par Amadou Gon Coulibaly, notre pays peut s’appuyer sur cette dynamique lancée depuis 2011. La Côte d’Ivoire est engagée dans la voie du progrès économique et social. Alors que le taux de croissance était de 1,8 % entre 2004 et 2008, nous avons dépassé les 8 % en moyenne depuis 2011. C’est une performance remarquable dans une période où les économies africaines marquent le pas, ralenties par la chute des prix des matières premières. Malgré ce contexte international difficile, la Côte d’Ivoire poursuit sa marche en avant, preuve de la diversification de notre économie et de la solidité de notre croissance.

Je suis fier d’avoir contribué à ces résultats au service des Artisans et au service des PME en général. Je suis fier également d’avoir contribué à l’émergence du nouveau consommateur ivoirien au travers de la valorisation des associations qui les représentent. Toutes ces actions ont permis de dynamiser le commerce ivoirien mais aussi la consommation en général.

En croissance continue, les échanges commerciaux de la Côte d’Ivoire se sont élevés à 13 592 milliards de F FCA en 2015 avec une balance excédentaire qui est passée de 507 milliards en 2013 à 1 256 milliards en 2016, soit une augmentation de 148 %. La création du Guichet Unique du Commerce Extérieur (Guce) est appelée à renforcer et accentuer cette compétitivité et l’attractivité de l’économie ivoirienne en simplifiant les démarches d’entrée ou de sortie des marchandises.

Ces résultats sont le fruit d’une multitude d’actions engagées. Mes combats ont été permanents, multiples et pour certains emblématiques. Le projet Phoenix en est un, initié en 2013, de même que son « Fonds de Garantie ». Mon ambition pour le secteur privé s’est traduite dans les faits avec la création de l’Agence pour la Promotion des PME. Je suis convaincu que l’entrepreneuriat, les PME et les Artisans constituent la clé de voûte d’une croissance inclusive véritablement créatrice de valeurs et d’emplois.

Malgré les difficultés, je me suis également employé à lutter contre la cherté de la vie, en axant mes actions sur le renforcement du droit des consommateurs, sur la libre concurrence ; combattre les monopoles et les abus de position dominante, réguler et contrôler les prix, autant d’actions qui ont commencé à porter leurs fruits… En clair, il s’agissait de donner les bases pour une économie libre et non faussée. Là-aussi, cet engagement s’est traduit en actes avec notamment l’instauration de la Commission de la Concurrence et de la Lutte contre la Vie Chère, la réactivation du Tribunal de Commerce et l’adoption des trois lois sur la consommation, la répression des fraudes et le système national de métrologie.

J’ai également mené toute une série d’actions pour les Artisans qui sont très clairement les acteurs en première ligne du développement économique de la Côte d’Ivoire. D’abord je voulais qu’enfin l’on réalise l’importance économique majeure de nos Artisans, dont j’ai souvent dit qu’ils étaient la première entreprise de Côte d’Ivoire ; ensuite, j’ai axé notamment mes actions sur la réhabilitation du Centre Artisanal de Grand-Bassam, la création du premier Marché Ivoirien de l’Artisanat (MIVA), la construction de casses modernes à San Pedro ou N’Dotré afin de leur permettre d’exercer leur activité dans des conditions décentes alors qu’elles étaient auparavant inacceptables.

Toutes ces réformes et mesures ont été accompagnées par une remobilisation des agents du Ministère de l’Artisanat et du Ministère du Commerce que je tiens ici à saluer. C’est ainsi que les redevances perçues par le Ministère ont augmenté de 418 % de 2012 à ce jour. Le ministère a ainsi apporté la preuve qu’il pouvait contribuer à la diversification des recettes de l’État tout en consolidant et accompagnant le secteur du commerce. Je veux également souligner l’efficacité du travail accompli par ces agents qui ont ainsi permis d’enregistrer une augmentation de 449,32 % pour les primes du commerce intérieur et de 213,41 % pour les primes du commerce extérieur. En outre, je veux insister sur notre classement de premier ex-aequo avec le Ministère des Pétroles à l’occasion de l’audit réalisé par l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics, de fin 2012 à fin 2014. Autant de performances qui reposent sur notre volonté d’appliquer strictement les procédures de l’Administration combinées au management du « privé » axé sur les résultats.

Un chemin a désormais été tracé. Je suis convaincu que le nouveau gouvernement saura amplifier encore les résultats obtenus car beaucoup reste à faire pour que chacun et chacune profite des effets de la croissance. Améliorer le dialogue social, renforcer la cohésion et la recherche de la paix, œuvrer à plus d’ouverture et d’échanges entre les partis politiques, créer d’avantage d’emplois et de richesse pour les plus défavorisés… : c’est ce futur qu’il faut construire, inlassablement. J’y prendrai toute ma part, de plus en plus.

L’engagement de tous, le respect de l’autre

J’ai toujours été un farouche partisan de la transparence, du langage de vérité et du débat public. Ministre de la République de Côte d’Ivoire depuis novembre 2012, je n’ai pas changé. J’ai donné des interviews, écrit des tribunes et accordé des entretiens à de nombreux journalistes. Toujours dans un seul but : défendre les intérêts de la Côte d’Ivoire ; promouvoir les progrès économiques et sociaux de notre pays depuis l’arrivée à la magistrature suprême du Président Alassane Dramane Ouattara ; alerter les Ivoiriens sur des situations que je considère comme néfastes ou dangereuses ; présenter les actions menées par mon ministère en faveur notamment de la libre concurrence et contre les monopoles.

“Je ne vais pas changer. Il en sera toujours ainsi.”

Je ne vais pas changer. Il en sera toujours ainsi. Si je suis entré en politique, c’est pour tenir un discours de vérité et apporter aux Ivoiriens mon expérience de décideur économique animé par une obligation de résultat.

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à vivre une étape primordiale de son histoire récente avec l’élection présidentielle d’octobre 2015, il me semble nécessaire de proposer à chacun d’entre vous une nouvelle plateforme d’échanges et de dialogue. Acceptons sereinement la légitime confrontation des idées et la nécessaire évaluation des résultats obtenus par la majorité sortante. Élevons le débat et soyons à la hauteur des enjeux ! Vivons notre réconciliation ! Les Ivoiriens ont déjà payé un trop lourd tribut dû aux errements de politiciens inconséquents et irresponsables.

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Redresser un pays durement frappé par une crise qui a duré une dizaine d’années, ce n’est pas une question d’idéologie et encore moins de positionnement tactique. Ce qui compte, c’est l’engagement de tous et le respect de l’autre. La Côte d’Ivoire a été un pays de paix et de prospérité. Elle est en train de le redevenir. Soyons ambitieux pour assurer un destin aux nouvelles générations. C’est un futur qu’il faut construire dès à présent.

Jean-Louis Billon


La classe moyenne africaine, une chance pour la France et l’Europe !

Pour le ministre du Commerce de la Côte d’Ivoire, « le continent africain est devenu la “nouvelle frontière” avec ses 850 millions d’abonnés à la téléphonie mobile »

Les faits — Brexit et retour du protectionnisme, élection de Trump et revanche du « petit blanc », éviction de Renzi et refus du cadre européen, crise migratoire et crispations identitaires, poussées populistes en Europe… Faut-il voir dans de rejet des référents du siècle passé le dernier sursaut d’une classe moyenne en voie de disparition ? La série de d’hiver l’Opinion.

jlbLe paysage africain est contrasté. Les regrettables crispations politiques, la persistance de zones d’insécurité et les incertitudes sur l’avenir du continent le plus souvent liées à des déficits de gouvernance sont autant de miroirs déformants qui masquent l’autre réalité africaine, moins évidente mais certainement plus déterminante. Depuis le début des années 2000, la grande roue de la croissance tourne à plein régime avec des taux supérieurs à 5 % en moyenne par an.

Contrairement aux idées reçues et trop facilement ressassées, cette transformation en marche du continent est essentiellement portée par une consommation intérieure en hausse constante et non pas seulement par des exportations de matières premières aux prix fluctuants. Certes, le secteur extractif a été l’un des moteurs de ce dynamisme mais la chute brutale, ces deux dernières années, des cours mondiaux du brut et des minerais démontre que les économies africaines sont aussi et avant tout endogènes. Si le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne passe de 6,6 % en 2010 à 3 % en 2016, selon le Fonds monétaire international, c’est essentiellement le fait de quelques pays pétroliers entrés en quasi-récession et qui pèsent lourd dans le produit intérieur brut consolidé du continent. Mais il est tout aussi important de relever que les pays non exportateurs de pétrole et de minerais font mieux que résister avec une croissance quasi-linéaire.

C’est notamment le cas de la Côte d’Ivoire qui affiche une croissance moyenne supérieure à 8 % depuis 2011 et l’accession au pouvoir du président Alassane Ouattara. En 2016 et 2017, les prévisions dépassent les 8 % ! Sur l’ensemble de la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui exporte très peu de matières premières, le taux de croissance était de 6,5 % en 2012, il sera de 6,5 % cette année !

«Nouveaux Africains». Cette consommation intérieure repose sur une nouvelle classe moyenne qui comprend déjà entre 200 millions et 370 millions de personnes sur l’ensemble du continent, selon différentes études. Ils seront plus de 900 millions en 2050, soit presque le double que le marché actuel de l’Union européenne, première économie mondiale. Ces « nouveaux Africains » disposent d’un pouvoir d’achat qui leur permet de mieux se nourrir, de s’habiller avec des vêtements de marque, d’aller au restaurant, d’acheter de l’électroménager et une voiture, de scolariser leurs enfants dans de bonnes écoles, de se soigner correctement, de construire leur maison ou de se loger décemment.

Les loisirs, les vacances et la culture constituent également de nouvelles habitudes de consommation. Les « nouveaux Africains », de plus en plus nombreux et en majorité urbains, travaillent dans le commerce, la petite industrie, l’artisanat, la fonction publique, l’agro-industrie, les métiers du bâtiment, les télécoms, les nouvelles technologies…, autant de secteurs économiques qui connaissent depuis une quinzaine d’années une progression continue.

De plus en plus aussi, ils créent leurs propres entreprises pour développer des produits 100 % africains et prospecter de nouveaux marchés délaissés par les entreprises internationales. Ils recrutent des salariés et forment leurs cadres qui vont à leur tour rejoindre cette nouvelle classe moyenne. Ils sont tout bonnement en train de bouleverser la donne sur le continent, la baisse de la pauvreté étant l’une des premières caractéristiques de cette mutation profonde.

Il suffit de se référer au dernier rapport « Lions on the move II : realizing the potential of Africa’s economies » de McKinsey pour se convaincre de la réalité de ces évolutions uniques dans l’histoire de l’économie mondiale. Les dépenses des ménages et des entreprises devraient bon-dir de 645 milliards de dollars et 970 milliards de dollars d’ici à 2025 pour faire du continent un « méga-marché » de 5 500 milliards de dollars. Cette augmentation de la demande intérieure couplée à une hausse des exportations va entraîner une forte croissance des industries manufacturières dont le chiffre d’affaires devrait

passer de 500 milliards de dollars en 2015 à 930 milliards de dollars en 2025. Ce cercle vertueux production/consommation, c’est du produit intérieur brut par habitant en plus, de la pauvreté en moins, de la richesse mieux partagée et de la croissance inclusive. Exactement ce dont l’Afrique a besoin !

Cet élan économique endogène est évidemment encore insuffisant face au défi des 2 milliards d’habitants attendus en 2050, dont 450 millions de jeunes qui vont arriver sur le marché de l’emploi. Mais il est là, indiscutable. L’Afrique est devenue la « nouvelle frontière » avec ses 850 millions d’abonnés à la téléphonie mobile et près de 350 millions de smartphones en circulation, son dynamisme dans les secteurs des télécoms et du digital et ses immenses projets d’infrastructures (transport, énergie, eau et assainissement…) financés par les bailleurs internationaux, certes, mais aussi de plus en plus par des banques et des institutions financières africaines. Car si ces « nouveaux Africains » consomment, ils épargnent aussi irriguant un secteur bancaire en forte croissance.

Les patrons français sont devenus d’authentiques afro­optimistes! En dix ans, la part de l’Afrique dans le chiffre d’affaires global des entre­ prises interrogées va augmenter de 75%

Les grandes puissances internationales et les nouveaux émergents présents sur le continent ne s’y sont pas trompés et investissent l’Afrique, à grande vitesse et avec méthode. Les chiffres des apports financiers extérieurs sont de ce point de vue éloquents puisqu’ils ont presque doublé en dix ans, passant de 125,5 milliards de dollars en moyenne sur la période 2004-2008 à 226,5 milliards de dollars en 2016, selon l’Organisation pour la coopération et le développe-ment économiques (OCDE). Chine, Etats-Unis, Grande Bretagne, Japon, Allemagne, Brésil, Turquie : cette nouvelle appétence africaine est générale.

Dans ce contexte porteur, les entreprises françaises disposaient d’un temps d’avance, notamment dans les pays francophones, comme leurs homologues britanniques et américains dans les pays anglophones. Contrairement aux idées reçues, ce temps d’avance a été optimisé.

Certes, les parts de marché françaises en Afrique subsaharienne ont été divisées par deux en dix ans, de 7 % en 2005 à 4 % en 2015, mais les volumes ont augmenté. Selon le cabinet inter-national BearingPoint qui a publié l’année dernière une passionnante étude « Une Afrique, des Afriques », les patrons français sont devenus d’authentiques afro-optimistes ! En dix ans, la part de l’Afrique dans le chiffre d’affaires global des entreprises interrogées va augmenter de 75 %.

Certains groupes français traduisent parfaitement cet essor. C’est notamment le cas de Canal+ qui développe des programmes 100 % africains et qui compte à présent plus de 2 millions d’abonnés alors que le marché français est en baisse. C’est aussi le cas de Carrefour et du champion de la distribution de marques en Afrique, le groupe CFAO, qui développent des centres commerciaux sur le continent, dont le premier Playce qui a ouvert ses portes à Abidjan en décembre 2015.

830000 emplois en France. L’Afrique fait envie ; à elle à présent de savoir négocier avec ses partenaires pour défendre ses intérêts commerciaux et industriels. Il n’est pas question ici d’opter pour un nationalisme ou un protectionnisme exacerbés, mais de rappeler que la concurrence libre et non faussée vaut également pour l’Afrique qui n’a pas vocation à demeurer le territoire des chasses gardées ainsi que l’espace des monopoles injustifiés et des situations de rente.

Les classes moyennes africaines sont au contraire une chance pour tous. « Faisons un peu d’économie-fiction. Imaginons que la croissance africaine conserve le même rythme dans les quinze prochaines années, d’ici à 2030. Imaginons que les importations africaines continuent à croître au même rythme, écrivent Jean-Michel Sévérino et Jérémy Hajdenberg dans leur dernier ouvrage, Entreprenante Afrique (Odile Jacob), sur la révolution entrepreneuriale africaine. Ces deux premières hypothèses ne sont pas très audacieuses. Imaginons aussi que la France conserve sa place dans le commerce extérieur africain : c’est plus audacieux, concédons-le. Dans ce scénario, le nombre d’emplois créés serait de l’ordre de 830 000 sur le sol français du seul fait du commerce avec l’Afrique subsaharienne, et 1 200 000 du fait du commerce avec le continent dans son ensemble. C’est la grande leçon de commerce africaine : les consommateurs africains font les emplois français… »

En 2050, le PIB de l’Afrique pourrait égaler celui de l’Union européenne. L’Afrique a certaine-ment encore besoin de ses anciennes puissances coloniales, des États-Unis et des nouveaux émergents pour consolider son développement sur la base de partenariats. Mais la nouveauté en ce début de XXIe siècle est que la France et l’Europe ont tout aussi besoin de leur immense voisin du sud pour créer leurs emplois et redynamiser leurs économies.


La sécurité routière pour de belles fêtes !

Selon L’Organisation mondiale de la santé (OMS), les accidents de la route entraînent 1,25 millions de décès et entre 20 et 50 millions de blessés par an dans le monde. En Côte d’Ivoire, ce sont environ 9 000 accidents qui sont enregistrés chaque année causant en moyenne 800 décès et 14 000 blessés. Ces résultats sont principalement dus à quatre facteurs : l’excès de vitesse, les dépassements ou stationnements dangereux et au non-respect des feux tricolores ou des panneaux de signalisation.

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, je trouve ces chiffres absolument alarmants. Je partage évidemment la volonté d’améliorer la sécurité sur nos routes avec l’ensemble du Gouvernement ivoirien. Pour réduire le nombre des accidents mortels de moitié d’ici l’an 2020, nous avons élaboré un Plan national d’actions stratégiques de la sécurité routière. Ce dernier repose sur trois principes fondamentaux : la sensibilisation des Ivoiriens aux enjeux de la sécurité routière, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire et la consolidation d’un système de soins post-accidents efficace.

Pour réussir toute action, il est important que les Ivoiriens prennent conscience de l’importance de cette lutte. Nous devons nous l’approprier afin de protéger nos familles.  A cet effet, Monsieur Gaoussou Toure, Ministre des Transports de Côte d’Ivoire a procédé au lancement officiel de la grande campagne de sensibilisation à la sécurité routière le 10 décembre 2016 au Sofitel Hôtel Ivoire. Cette campagne vise un changement de comportement sur les routes, une réelle volonté de préserver la vie des personnes. Nous sommes optimistes en ce qui concerne les résultats sur le terrain au vue de l’engagement des ambassadeurs bénévoles à partager notre message mais surtout à mettre en pratique les règles de sécurité routière. Ce sont entre autres ambassadeurs le chanteur Ismael Isaac et le footballeur Siaka Tiene mais également Nathalie Coppeti, activiste web.

12472683_1677242409221323_7546152451822464273_nParallèlement à la sensibilisation, des systèmes automatisés de surveillance et de contrôle seront mis en place. Il y aura notamment des caméras de surveillance dans les points sensibles des grands axes routiers. Nous prévoyons également un système de radars automatiques, de contrôle intelligent du trafic routier et de géolocalisation des véhicules.

La sécurité routière dépend aussi des mécanismes de santé pour répondre aux accidents. Le gouvernement est entièrement engagé à renforcer ses dispositifs visant à réduire les décès post-accidents. Par l’amélioration des processus d’intervention combiné aux efforts consentis pour réformer notre système de soin, nous parviendrons à répondre efficacement aux besoins de soins post-accidents.

Le développement de notre pays passe également par le développement du transport routier. Nous ne pourrons atteindre nos objectifs que si les Ivoiriens décident de mettre en pratique les règles de sécurité routière.

Pour cette fin d’année, j’invite donc les usagers de la route à prendre des résolutions dans ce sens afin d’entrer en 2017 avec Zéro accidents de la route !


Un élan de générosité pour une belle fin d’année! 

IMG_6541Une étude indépendante commandée par Peer 1 Hosting révèle qu’en moyenne un tiers des Britanniques et des Nord-Américains envisagent de donner davantage pendant la période des fêtes de fin d’année. Je pense que cette étude est valable pour la Côte d’Ivoire.

En effet, je constate qu’à cette période de l’année, de nombreuses associations caritatives organisent des collectes de fonds afin de permettre aux plus démunis de partager des moments de joie et de goûter au bonheur de recevoir des cadeaux.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, ce phénomène s’est accru grâce à la facilité de mobilisation qu’offrent ces outils. Les internautes trouvent ainsi le moyen de faire des dons au moins une fois dans l’année.

Cela me réjouit parce qu’ainsi nous confirmons que la Côte d’Ivoire est une terre de partage ! En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, j’assure que le Gouvernement ivoirien est déterminé à faire reculer davantage la pauvreté à travers la création d’emplois pour les jeunes mais également par la construction d’un système social qui améliore le bien-être de la population ivoirienne. Il est primordial d’aider tout le monde : ainsi, nous travaillons à réduire voire à faire disparaître tout obstacle à l’épanouissement des Ivoiriens. La solidarité est une valeur que nous devons garder et faire grandir dans notre société !

J’encourage toutes les ONG qui travaillent bénévolement pour lutter contre la faim et la pauvreté, des fléaux qui minent malheureusement encore notre pays. Le Gouvernement ivoirien ne restera pas en marge de ces actions.

La charité est une valeur centrale chez les Ivoiriens. De ce fait, il devient aisé de partager avec ces familles qui sont moins favorisées et leur permettre de retrouver le sourire.

Passez de très belles fêtes de fin d’année. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !


Un environnement salubre pour l’émergence!

Dans le processus de croissance et de développement de notre pays, il est essentiel de prendre en compte les questions environnementales et leur impact. Je pense particulièrement à la salubrité urbaine qui a fait couler beaucoup d’encre.

Une Côte d’Ivoire émergente doit être une Côte d’Ivoire propre et respectueuse de son environnement. Dans ce sens, la Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement de la Côte d’Ivoire, Anne Ouloto, a initié un programme qui va permettre de réguler la gestion des ordures ménagères mais également de sensibiliser la population à l’éco-responsabilité.

Pour cela, une quarantaine d’études ont été menées. Ces dernières devront, à terme, permettre de résoudre de façon pérenne les problèmes existants, notamment la gestion des ordures ménagères et l’occupation anarchique des trottoirs par les commerces. Grâce à ces études, plus de 218 milliards de FCFA ont été débloqués pour la réalisation de programmes d’assainissement.

L’un de ces programmes concerne le recyclage des ordures ménagères. Dans ce cadre, les villes de Yamoussoukro et Tiassalé ont été les premières à bénéficier du projet de compostage de leurs déchets. Innovante, cette initiative consiste à construire des stations de recyclage afin de produire du compost pour les agriculteurs. A travers ce projet, notre pays s’engage dans une politique de développement durable et de gestion éco-citoyenne des ordures ménagères. Par ailleurs, la création des stations de compostage nous permettra de répondre aux besoins dans le secteur de l’emploi. C’est un aspect non négligeable de cette politique qui a donc des conséquences positives sur bien des aspects !

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Un autre point important est le programme de sensibilisation prévu à l’attention des Ivoiriens. Actuellement, l’opération « Grand Ménage » est menée pour inciter les familles à garder leurs maisons propres ainsi que les alentours et préserver la santé de tous les Ivoiriens. A ce titre, les communes du Plateau et de Niablé se sont vues décerner les prix d’excellence de la ville la plus propre.

En tant que Ministre du Commerce de Côte d’Ivoire, j’insiste sur le fait que cette question est d’une importance capitale dans le programme du Gouvernement ! Pour la réussite de ces actions, il est crucial que la population de Côte d’Ivoire nous suive et nous appuie dans toutes nos décisions. Ces dernières sont avant tout pour notre bien-être à tous. J’invite donc chaque Ivoirien à apporter sa pierre à l’édifice pour une Côte d’Ivoire saine et belle.


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